J'étais à la rencontre avec Yannick Haenel à "Écrivains en bord de mer", qui répondait aux questions de Bernard Martin.

Yannick Haenel a d'abord lu les premières pages (arrivée sous le déluge) de son beau Je cherche l'Italie (Ed. Gallimard), ses carnets de notes de quatre années passées à Florence.

Il a ensuite expliqué le pourquoi de son séjour et du livre. J'ai noté à la volée ces quelques phrases : "Je cherchais un point où la Société s'arrête en nous, je me disais que le point pouvait ressembler à une source et que ce point serait plus facile à rencontrer en Italie." (...) "La Renaissance aujourd'hui, c'est faire recommencer une rencontre entre le Politique et l'Art." (...) "Par la fréquentation des œuvres, et des amis, je cherche à me réveiller. Vivre implique de se réveiller sans cesse."

La rencontre, très dense, habitée par la sincérité et la puissance de vision de l'auteur, s'est achevée par la lecture de la scène finale de la redécouverte de l'Annonciation de Fra Angelico (Couvent San Marco) sous la lumière de l'aube, suivie des longs applaudissements d'une salle comble.