Lecture du roman d'Aharon Appelfeld, Les partisans (Traduction Valérie Zenatti, Ed. de L'Olivier, 320 p., 22 €)

C'est superbe, incroyablement maîtrisé, avec toujours cette grande douceur d'Appelfeld, même lorsqu'il décrit les choses les plus tristes. L'histoire se passe dans les derniers mois de la Seconde guerre mondiale, en Ukraine, et est racontée à la première personne par Edmund, 17 ans, qui fait partie d'un groupe de partisans juifs qui se cachent dans la forêt et les marais d'où ils résistent à l'armée allemande, menant des attaques éclairs puis se repliant aussitôt. Le groupe est dirigé par Kamil, un commandant mystique qui incite ses hommes à prier et revenir aux textes sacrés, qui leur explique que pour gagner leur combat et continuer à vivre ils doivent lire. Il y a aussi la vieille Tsirel, la sage, et aussi Tsila, la cuisinière, et Salo, le médecin, et encore beaucoup d'autres personnes dans ce groupe, toutes avec leurs secrets, leurs douleurs, leurs forces. Très beau livre, touchant et jamais désespérant, au contraire, un roman rempli de lumière.