La Maison Julien Gracq étant construite devant les anciens quais de Saint-Florent-le-Vieil et surplombant légèrement la Loire, une résidence d'auteur ici, c'est, lorsque la météo le permet comme actuellement, une ballade permanente le long du fleuve, matin, midi et soir.

À cet endroit de son cours, comme elle est séparée en deux par la grande et verte Île Batailleuse qui fait face à Saint-Florent, la Loire est plus calme et moins large qu'ailleurs. Quelques "plates", des petits barques à fond plat, sont amarrées le long du rivage. Des hérons cendrés passent d'une rive à l'autre. Sur deux ou trois kilomètres, en amont et en aval du village, un chemin étroit mais aménagé (dénommé "Promenade Julien Gracq" depuis la disparition de l'écrivain) longe les eaux.

Avec l'été indien, c'est le parcours parfait pour un auteur qui vient d'écrire une ou deux heures et a besoin de remettre ses jambes en mouvement : de l'eau, des arbres, des poissons, des barques, des oiseaux, quelques cumulus au milieu du ciel bleu, et soudain les bords de Loire deviennent une vraie machine à écrire.