Christine Angot était de passage hier soir à la librairie Mollat pour présenter son dernier livre, La petite foule (Ed. Flammarion), et ça a été un beau moment avec une grande qualité d'écoute du public.

La rencontre a commencé avec une lecture par l'auteur d'un des récits du volume, "Les deux cousines", moment très fort qui a idéalement introduit les débats en faisant une métaphore non seulement de l'écrivain mais de chacun de nous : qu'avons-nous fait de nos promesses d'enfants ?

J'ai ensuite noté au vol sur mon calepin quelques propos de Christine Angot qui répondait aux questions sur son livre. Par exemple : "Un écrivain, ce n'est pas quelqu'un qui voit mieux que les autres, mais c'est quelqu'un qui veut dire ce qu'il voit" (...) "C'est une science qu'on fait tout seul, la perception par la littérature ne peut se faire que seul." (...) "On ne pense pas tous pareil, chacun pense d'une manière différente, dans ce livre il n'y en a pas un qui pense comme l'autre. Même si on est différent, on a tous normalement le moyen à l'intérieur de soi de comprendre tout le monde. Il y a toute sorte de gens, il n'y a pas que nous. Par exemple dans le texte elle pleure quand elle pense aux animaux, moi je pleure quand je pense à la littérature. On pleure pour ce qu'on aime."

Et aussi, sur les oiseaux, très importants dans La petite foule, et qui concluent le livre : "Quand on entend un chant d'oiseaux, on n'a aucune difficulté à percevoir ce qu'il y a de très grand dans ce chant. C'est au-dessus de nous et ça ne nous écrase pas. L'Art, la littérature, ça devrait être comme ça."

L'enregistrement sonore intégral de la rencontre est disponible en ligne sur le site de Mollat.