Fin d'une séquence agitée de deux semaines pendant lesquelles j'ai successivement participé à un colloque sur les "Littératures du Moi" à Bordeaux, à une rencontre à l'Alliance Française de Venise, et à la Foire du Livre de Brive.

Polaire étant sorti il y a maintenant presqu'un an, on était dans l'après promotion et je commence à avoir des retours différents, et assez étonnants, de la part de lecteurs très divers. J'ai réalisé qu'en définitive, l'auteur connaît très mal son livre, qu'il le découvre avec le temps.

Par exemple, à Venise Enrico Palandri, qui modérait la rencontre avec une grande finesse, a fait remarquer que le narrateur était aussi "malade" que l'héroïne dont il était amoureux car l'amour fou est une maladie. Également lors du colloque sur l'autofiction, Jean-Michel Devésa notait que comme tous mes livres Polaire "répondait à un appel du réel".

Beaucoup de surprises aussi, parfois bonnes, parfois moins bonnes, au contact des lecteurs anonymes, cette fois beaucoup plus nombreux qu'auparavant, rencontrés sur le stand Gallimard lors du salon de Brive. J'ai appris énormément de choses que j'ignorais sur mon livre, c'est-à-dire aussi sur moi.

À présent, un peu de calme et retour au travail sur le livre suivant et celui qui succédera au suivant.

(Photo : cadenas accrochés par les amoureux sur le Pont de l'Accademia à Venise)