Dans le cadre du Marché de la poésie des Chartrons à Bordeaux, Antoine Emaz était à la librairie Olympique pour une lecture suivie d'une discussion autour de son travail.

Beaucoup de force dans l'énonciation à haute voix de ses textes, beaucoup d'émotion transmise par Antoine Emaz incarnant des poèmes superbes, très profonds et formant un corpus d'une grande cohérence. Il a lu notamment des poèmes de Caisse claire (Ed. du Seuil) et Sauf (Ed. Tarabuste), et des extraits de ses carnets Cambouis (Ed. du Seuil).

Antoine Emaz a ensuite parlé de son travail quotidien sur la langue, de ses hésitations, de sa façon de lever le doute sur un poème en choisissant toujours la prise de risque, de son inadéquation au monde, de son amour de la nature (la végétation davantage que les animaux), de la sélection des poèmes pour la publication (le tiers mis au rebut), de ses échanges avec les autres poètes, de l'importance d'Internet et des revues en lignes où beaucoup de travaux intéressants apparaissent de plus en plus. Antoine Emaz a aussi parlé de son travail parallèle aux poèmes : les carnets, dont un nouveau volume est paru l'année dernière sous le titre Cuisine (Ed. Publie.papier). On a senti chez lui une grande modestie et une grande détermination.