Passage ce soir de Valérie Rouzeau à la librairie Mollat pour une rencontre avec les lecteurs autour de son recueil Vrouz (Ed. de La Table Ronde) qui a obtenu il y a quelques semaines le Prix Apollinaire 2012.

Forte affluence du public malgré le froid sibérien et belle discussion autour de l'écriture poétique, mais aussi du travail de traductrice de Valérie et des liens entre anglais et français, avant de terminer par une lecture d'extraits de Vrouz.

J'ai noté sur mon calepin quelques phrases attrapées à la volée : "Il n'y a pas de lieu de la poésie. Je n'habite nulle part. La poésie c'est juste pour rester debout. Le problème ce n'est pas le lieu, c'est le temps, tout va trop vite, maintenant c'est quick, quick, quick." (...) "Ça m'intéresse d'être perméable aux autres langues et je suis parfois mieux dans un pays où je ne comprends rien, que dans une brasserie de France où j'entends des horreurs et où je comprends tout." (...) "Un de mes phares est le poète Armand Robin. De lui, il faut lire Ma vie sans moi. Il vivait avec un écureuil." (...) "Il est possible qu'il y ait des recyclages dans ce que je fais car papa était récupérateur, il récupérait tout et il en faisait des balles, on appelait ça des dés." (...) "J'aime les cimetières, c'est reposant, j'ai toujours fréquenté ces lieux-là pour trouver un peu de paix." (...) "Je ne suis pas quelqu'un de la prose, je me sens plus proche d'un bluesman que d'un romancier, j'ai besoin des syllabes."

L'enregistrement sonore de la rencontre est disponible sur le site de Mollat.