J'étais à la rencontre avec Jacques Serena à "Écrivains en bord de mer", qui répondait aux questions de Thierry Guichard du Matricule des Anges.

Belle discussion en tutoiement, avec parfois des confessions de la part de Jacques Serena racontant avec beaucoup d'humour sa vie sentimentale et son travail d'écriture.

J'ai noté quelques phrases à la volée : "Quand on a le désir de comprendre une compagne, on n'est pas sorti de l'auberge" (...) "On veut écrire une chose et cette chose nous emmène à la périphérie et on écrit autre chose". Sur l'autofiction : "Je n'arrive pas à inventer, mais je suis de mauvaise foi heureusement". Sur les rapports entre la vie écrite dans les livres et la vraie vie : "J'ai une grande chance, ma femme ne lit pas mes livres". Sur le pouvoir révélateur de l'écriture : "Certaines choses, quand on les fait, ça paraît légitime, mais dès qu'on les écrit ça paraît désopilant".

Enfin, à propos de la portée politique de ses romans, l'auteur de Sous le néflier (Minuit) et Artisans (Publie.net) a expliqué que l'avenir d'un jeune adulte n'est jamais définitivement scellé, contrairement à ce que la société veut lui faire croire : "Ma vie a commencé à 32 ans, avant j'ai juste surnagé comme j'ai pu. C'est ça que disent mes livres : qu'il y a une alternative".