Depuis trois semaines que je suis ici, j'ai pu constater que Tokyo était une ville ventée, sans doute parce que côtière.

Certains jours il souffle même un grand vent dont la puissance est redoutable. Aujourd'hui par exemple on annonce en fin d'après-midi un vent de 85 km/h (avec pluie).

Le vent est alors tellement puissant que le trafic des trains express (les lignes JR) doit être suspendu momentanément, ce qui bloque à quai des centaines de milliers de passagers. Les lignes Yamanote ou Chuo-Sobu fermées, c'est un peu comme si à Paris les lignes du RER étaient toutes bloquées en même temps. Ce genre d'arrêt du trafic arrive régulièrement. Tout le monde s'adapte, l'information circule partout, à la fois dans les gares et sur les écrans plats installés dans les rames (entre deux spots de publicité), en japonais et en anglais, "Status : Delay; Cause : Wind", les voyageurs se rabattent sur les lignes de métro et prennent d'assaut les taxis (50.000 taxis dans la capitale certes, mais 12 millions d'habitants dans Tokyo centre).

Comme toujours au Japon, l'organisation impeccable gère les incidents et ça se passe très bien, mais on sent malgré tout, rien qu'avec ce grand vent de Tokyo, la violence des éléments naturels sur l'archipel, et comment ici l'être humain reste sans cesse sous leur menace.

MàJ 04/04/2012 : J'avais commencé l'écriture de ce billet sur le vent il y a quelques jours, mais ce que nous avons eu hier ici en fin d'après-midi et début de soirée a été une tempête jamais vue depuis un demi-siècle, avec des dégâts et des blessés.