Pour les curieux, voici quelques lignes extraites de mon journal de résidence à la Villa Marguerite Yourcenar; appelons ça Un mois au Mont Noir :

"02.VI.2011

Très beau soleil et ciel bleu, sans nuages véritables.

Je me suis levé à 7h après une nuit entrecoupée de réveils dus à un mal de tête tenace lui-même consécutif sans doute à la fatigue du voyage. Je me rappelle m'être réveillé vers 4h puis rendormi vers 5h peu de temps après avoir entendu quelqu'un se lever, sans doute J. puisqu'il nous a dit qu'il se levait très tôt chaque matin. J'ai ensuite fait de très intéressants rêves entre 5h et 7h qui m'ont fatigué encore un peu plus.

Après le petit déjeuner, je monte immédiatement travailler. Le soleil éblouit la pièce. Plein de verdure tout autour de la fenêtre. Je cherche, je trouve un peu, sans plus. Je m'assois dans le grand fauteuil magnifique pour réfléchir et il m'aide beaucoup. Vers midi, je vais marcher pour la première fois dans le parc.

Après le déjeuner, travail à nouveau. J'erre un peu puis je trouve une très intéressante voie. On verra demain où elle mène.

Vers 16h, heureux, épuisé, je laisse mes pieds m'entraîner où ils veulent, je vais marcher le long de la route qui mène au village le plus proche et je trouve un hameau à quinze minutes à peu près, côté belge, avec beaucoup de petits magasins détaxés. Dès que je l'aperçois en contrebas, je fais demi-tour, je voulais seulement le localiser.

Encore une petite promenade dans le parc où je repère un grand arbre avec des racines monstrueuses, comme si son tronc devenait à la base une immense araignée.

Journée pleine de feuillages et de soleil, de ciel bleu et surtout d'oiseaux. Ils sont ici chez eux, et de toutes sortes, invisibles mais avec des chants tous différents, envahissants même les fenêtres fermées."

À suivre.