Dans le cadre du Printemps des poètes 2011, la librairie Mollat accueillait au 91 rue Porte-Dijeaux deux poètes contemporains, Hubert Lucot et Claude Chambard, interrogés l'un après l'autre par Didier Vergnaud devant une salle quasiment pleine.

Hubert Lucot a parlé de son dernier livre, Le Noyau de toute chose (Ed. POL). Sur sa façon particulière de pratiquer l'exercice du journal, il a expliqué : "Le travail de la langue amène à romancer le réel. (...) Je suis de plus en plus libre par rapport à ce journal, dans la double perspective intime du roman et du poème". Hubert Lucot a aussi fait une lecture de deux passages troublants, l'un dans lequel l'auteur vient faire une rencontre à l'intérieur d'une prison, l'autre relatant le suicide par défenestration d'une voisine de son immeuble.

Claude Chambard a de son côté présenté son nouveau livre, Carnet des morts (Ed. Le bleu du ciel) qui paraît ce mois-ci, dont il a fait une longue lecture. Il a expliqué que ce volume était le quatrième* d'un ensemble qui en comptera douze, chacun des douze livres comprenant lui-même douze chapitres. Il est aussi revenu sur une de ses marques de fabrique : l'utilisation dans tous ses textes, même en revue, de l'esperluette "&" en lieu et place de la conjonction de coordination "et".

Le podcast est en ligne sur le site de Mollat.

 * Après La vie de famille (2002), Ce qui arrive (2004), et Le chemin vers la cabane (2008), tous aux Éditions Le bleu du ciel.