Passage de Maylis de Kerangal chez Mollat pour présenter son dernier livre, Naissance d'un pont (Ed. Verticales).

Maylis de Kerangal a donné pendant plus d'une heure des explications détaillées et enthousiastes sur sa démarche romanesque puis elle a terminé par une belle lecture d'un extrait du livre.

J'ai noté sur mon calepin quelques phrases de son intervention : "Dans mes livres, ce sont les lieux qui commandent tout, la question du paysage a été centrale ici." (...) "Les ouvriers sont de passage, mais les structures vont se fixer dans le paysage, elles vont rester." (...) "Ce n'est pas un livre où les personnages sont traités pour eux-mêmes, le héros c'est le pont, le pont conduit tout. Les personnages sont rivés à un poste, rivés à un travail, ils ont une fonction dans le chantier." (...) "J'ai mis 4 ans pour écrire ce livre. J'ai dû passer par deux autres livres [Dans les rapides (Ed. Naïve) et Corniche Kennedy (Ed. Verticales)] pour pouvoir le reprendre, j'ai dû faire des réglages dans mon écriture." (...) "La langue, c'est ce qu'il y a de plus consubstantiel à l'auteur, c'est son corps."

À propos de l'autofiction, elle a dit aussi : "Ca ne m'intéresse pas car je ne suis pas le sujet sur quoi j'écris. Je préfère être colonisé par un sujet. (...) Ce n'est pas de l'autofiction, c'est la fiction qui s'empare de moi."

Le podcast de la rencontre est disponible sur le site de Mollat.