Passage de Pierre Autin-Grenier à l'Escale du livre de Bordeaux, venu présenter son dernier ouvrage, C'est tous les jours comme ça (Ed. Finitude, 160 p., 15 €).

"P.A.G" a parlé de son travail lors d'une rencontre avec les lecteurs. Notes prises au vol : "Quand j'écris, c'est à peu près le seul moment où je suis presque sérieux." Influences ? Richard Brautigan (celui de La vengeance de la pelouse ou de Tokyo-Montana express) plus que Kafka. Concernant sa dénonciation du politiquement correct, il a précisé : "J'adore l'incorrect". Sur le genre de sa littérature : "On a d'abord dit que j'étais un poète, puis on a dit ensuite que j'étais un nouvelliste, maintenant on dit que je suis indéfinissable".

Sur son utilisation continue du dictionnaire (le Robert) : "Je travaille beaucoup avec le dictionnaire, je cherche beaucoup les mots, des mots très simples, par exemple je cherche le mot 'oeil' et je trouve dans la définition des exemples, des citations, qui m'emmènent vers autre chose, ou je trouve un synonyme qui va mieux en rythme".

L'auteur de L'éternité est inutile a expliqué aussi : "J'ai deux sortes de lecteurs, ceux qui me disent : 'Je me suis tordu de rire, c'est vraiment très drôle', et ceux qui me disent au contraire : 'C'est trop noir'. Pour moi, le lecteur idéal est au milieu."