Séjour prolongé à Paris.

Beaucoup de marche dans la ville. Visites studieuses des musées et lieux d'exception, Louvre, Beaubourg, Musées Picasso et Rodin, Muséum national d'histoire naturelle, cimetière des Catacombes, jardin Marco-Polo et jardin du Luxembourg. Deux oublis à réparer la prochaine fois : Versailles et Orsay.

Passage chez Gallimard et deux rencontres enthousiasmantes (le mot est faible) avec deux auteurs de la collection L'Infini : David di Nota et Thomas A. Ravier. Élégance de Di Nota, dont je lis actuellement le superbe Bambipark (très fin, très drôle, très politique); énergie de Ravier, l'auteur des magnifiques Éloge du matricide et Les aubes sont navrantes. David me parle de la sensation que ressent un auteur lorsqu'il passe un palier dans son travail, quand il réalise qu'il peut enfin écrire précisément ce qu'il sait. Thomas attire mon attention sur les radiations émanant de la société du Spectacle et qui dénaturent notre langue d'auteur.

Curieusement, à Paris le lieu que je retrouve avec le plus de plaisir est la Tour Eiffel dressée sur ses quatre jambes. Étonnant symbole, tout de même, que cet énorme mécano phallique qui hypnotise à juste titre tous les étrangers de passage dans la capitale.

Le lieu que j'aime le moins est les Catacombes, même s'il nous rappelle que nous ne sommes que des squelettes et que le temps est plus agile que nous.