Bordeaux, Claude Lanzmann chez Mollat
Par MP le mardi 9 juin 2009, 21:47 - auteurs - Lien permanent
Escale de Claude Lanzmann à Bordeaux, venu présenter à la librairie Mollat
Le lièvre
de Patagonie (Ed. Gallimard) devant une salle archi-comble.

Claude Lanzmann s'excuse d'abord en disant lorsqu'il s'assoit : "je suis à bout de souffle et à bout de force", mais une fois la discussion lancée il s'anime, prenant d'entrée amicalement le contre-pied du modérateur de la rencontre : "non, le livre est drôle, le livre est espiègle, il y a des histoires d'amour, des histoires de sexe il ne faut pas le nier, il y a tout cela, c'est un drôle de livre".
Le directeur de la revue Les Temps modernes raconte alors plusieurs épisodes de sa vie, et notamment il relate son voyage en Patagonie comme s'il était un livre magnifique, il écrit rien qu'en parlant, c'est saisissant.
Il parle aussi de Shoah, comment il a compris qu'il devait venir tourner son film sur les lieux lorsqu'il a vu que Treblinka avait une gare encore en activité : "j'étais comme une bombe mais le détonateur manquait, ça a été le détonateur". A propos des larmes du coiffeur dans Shoah, il dit : "les larmes du coiffeur, elles sont précieuses pour moi, c'est le sceau de la vérité. Ce n'est pas une scène sadique comme des cons l'ont dit, c'est une scène fraternelle".
Claude Lanzmann explique également que le livre commence par "des réflexions sur les différents modes d'administration de la mort" et "se termine par la façon dont a été tourné Shoah, et Shoah, qu'est-ce que c'est sinon la mort administrée". Mais entre les deux, "le livre est un hymne à la vie. Il n'y a que la vie, c'est ce que je pense profondément. Il n'y a que la vie. La seule transcendance pour moi c'est la réincarnation, et j'espère me réincarner en lièvre".
(Le podcast de la rencontre devrait être en ligne d'ici peu sur le site de Mollat.)

Claude Lanzmann s'excuse d'abord en disant lorsqu'il s'assoit : "je suis à bout de souffle et à bout de force", mais une fois la discussion lancée il s'anime, prenant d'entrée amicalement le contre-pied du modérateur de la rencontre : "non, le livre est drôle, le livre est espiègle, il y a des histoires d'amour, des histoires de sexe il ne faut pas le nier, il y a tout cela, c'est un drôle de livre".
Le directeur de la revue Les Temps modernes raconte alors plusieurs épisodes de sa vie, et notamment il relate son voyage en Patagonie comme s'il était un livre magnifique, il écrit rien qu'en parlant, c'est saisissant.
Il parle aussi de Shoah, comment il a compris qu'il devait venir tourner son film sur les lieux lorsqu'il a vu que Treblinka avait une gare encore en activité : "j'étais comme une bombe mais le détonateur manquait, ça a été le détonateur". A propos des larmes du coiffeur dans Shoah, il dit : "les larmes du coiffeur, elles sont précieuses pour moi, c'est le sceau de la vérité. Ce n'est pas une scène sadique comme des cons l'ont dit, c'est une scène fraternelle".
Claude Lanzmann explique également que le livre commence par "des réflexions sur les différents modes d'administration de la mort" et "se termine par la façon dont a été tourné Shoah, et Shoah, qu'est-ce que c'est sinon la mort administrée". Mais entre les deux, "le livre est un hymne à la vie. Il n'y a que la vie, c'est ce que je pense profondément. Il n'y a que la vie. La seule transcendance pour moi c'est la réincarnation, et j'espère me réincarner en lièvre".
(Le podcast de la rencontre devrait être en ligne d'ici peu sur le site de Mollat.)




