J'ai le droit de lire les livres que je veux, et plus encore j'ai le droit de posséder dans ma bibliothèque privée les livres que je veux.

Nous ne sommes plus sous l'Ancien Régime, personne ne peut m'interdire la détention privée de textes imprimés dont j'estime que la lecture m'est nécessaire. Ma bibliothèque privée, c'est ma liberté.

Je signe donc la pétition de la Maison des écrivains intitulée Je déballe ma bibliothèque :

Texte de la pétition :

"Nos bibliothèques sont toutes pleines à craquer de livres subversifs. De ceux là, nous vient l’inspiration. De ceux-là, nous apprenons à penser. De ceux-là, nous apprenons à douter. Mais aussi à croire. De ceux-là, nous apprenons à lire le monde, à le délier aussi. A ceux-là, nous tenons, tant ils nous tiennent en vie. Ces livres que nous lisons, que nous aimons sont tous, par essence, dans le fond comme dans la forme – par le rapport qu’ils entretiennent à la langue, enracinée dans le vivant –, subversifs.
Ainsi, pour dénoncer le délit de lecture dont est accusé Julien Coupat, nous entendons ouvertement déballer nos bibliothèques, à l’instar de Walter Benjamin."

A noter aussi la tribune de François Gèze (Éditions La Découverte) parue dans la presse : De l'affaire Coupat à l'affaire Hazan ? , texte signé notamment par Laurent Beccaria (Les Arènes), Olivier Bétourné (Albin Michel), Teresa Cremisi (Flammarion), Françoise Nyssen (Actes Sud), Paul Otchakovsky-Laurens (P.O.L.), Yves Pagès (Verticales), Éric Vigne (Gallimard).