Ce n'est pas encore signé, mais c'est déjà topé. Mon deuxième livre devrait sortir au premier trimestre 2009, quatre années et une bourse CNL après le premier. C'est un roman inspiré d'une histoire vraie.

Il sera publié par une jeune maison d'édition qui est en train de construire un intéressant catalogue d'auteurs quadragénaires. Elle est bien distribuée (Belles Lettres), me donne un à-valoir, et accepte mes "10% syndical" de droits d'auteur.

Ce qui est intéressant, c'est que cette maison d'édition m'a sollicité par le biais de son directeur de collection. Pour schématiser, on m'a fait une commande. Ça se passait fin 2007 et comme je n'ai jamais publié de roman, c'était une commande flottante : j'écrivais, je donnais à lire au directeur de collection, il refusait ou il acceptait. Le corollaire, c'était que de mon côté, une fois le manuscrit achevé, je ne le proposais pas à un autre éditeur, je respectais ma dette intellectuelle, j'honorais la commande. Ce manuscrit n'aura donc circulé nulle part (seuls l'ont lu mon amoureuse, qui est ma meilleure lectrice, et mon nouvel éditeur).

Je sais quoi dire, mais que je ne sais pas comment le dire. C'est ici que la commande de texte est bienvenue. Ce que j'ai à dire, je le fais passer à l'intérieur du tuyau de la commande. Dans les trois prochains mois, il faut que j'écrive un texte pour une revue avec thème et un autre pour une exposition, et je sais déjà que je ne ferai pas ce qu'on me demande, j'en suis incapable : je ferai ce que j'ai besoin de faire, je composerai le texte dont j'ai besoin pour comprendre qui je suis.

Editeurs, vous pouvez passer commande, en règle générale je dis oui à tout.