Légère surprise en tombant sur la page 6 du petit dépliant didactique "De l'auteur au lecteur : la réalité du livre" que l'ARPEL vient de publier : un camembert intitulé "Le prix du livre, ce qui revient à chacun" indique que les droits d'auteur sont de 8% (le graphique précise "Ces chiffres sont donnés à titre indicatif, il s’agit de moyennes professionnelles").


Non, les droits d'auteurs ne sont pas de 8%, ils sont de 10%. Il y a une tendance des éditeurs à vouloir baisser à 8% ces droits d'auteur, nous devons refuser cette tendance. Il faut rester à 10%. La règle a été, et reste encore pour les auteurs installés, entre 10% et 11%, avec augmentation progressive à 12% à partir de 5000 exemplaires vendus, et 14% à partir de 10000.

Je signe mes contrats d'édition à 10%, point. L'à-valoir on peut toujours le négocier, mais le pourcentage de droits d'auteurs c'est minimum 10% du prix de vente hors taxe. Question de principe.

Si vous êtes éditeur et que vous avez un de mes manuscrits en lecture, inutile de me contacter pour me proposer un contrat à 8% non-négociable : je refuserai la publication et j'expliquerai publiquement sur ce blog les raisons de mon refus.

Il faut être ferme. Nous les auteurs, nous travaillons dur, nous créons, nous avons droit à nos 10%.