Le pourcentage de droits d'auteur c'est 10%, pas 8%
Par MP le samedi 8 mars 2008, 09:40 - auteurs - Lien permanent
Légère surprise en tombant sur la page 6 du petit dépliant didactique
"De l'auteur au
lecteur : la réalité du livre" que l'ARPEL vient de publier : un
camembert intitulé "Le prix du livre, ce qui revient à chacun" indique que les
droits d'auteur sont de 8% (le graphique précise "Ces chiffres sont donnés à
titre indicatif, il s’agit de moyennes professionnelles").

Non, les droits d'auteurs ne sont pas de 8%, ils sont de 10%. Il y a une tendance des éditeurs à vouloir baisser à 8% ces droits d'auteur, nous devons refuser cette tendance. Il faut rester à 10%. La règle a été, et reste encore pour les auteurs installés, entre 10% et 11%, avec augmentation progressive à 12% à partir de 5000 exemplaires vendus, et 14% à partir de 10000.
Je signe mes contrats d'édition à 10%, point. L'à-valoir on peut toujours le négocier, mais le pourcentage de droits d'auteurs c'est minimum 10% du prix de vente hors taxe. Question de principe.
Si vous êtes éditeur et que vous avez un de mes manuscrits en lecture, inutile de me contacter pour me proposer un contrat à 8% non-négociable : je refuserai la publication et j'expliquerai publiquement sur ce blog les raisons de mon refus.
Il faut être ferme. Nous les auteurs, nous travaillons dur, nous créons, nous avons droit à nos 10%.

Non, les droits d'auteurs ne sont pas de 8%, ils sont de 10%. Il y a une tendance des éditeurs à vouloir baisser à 8% ces droits d'auteur, nous devons refuser cette tendance. Il faut rester à 10%. La règle a été, et reste encore pour les auteurs installés, entre 10% et 11%, avec augmentation progressive à 12% à partir de 5000 exemplaires vendus, et 14% à partir de 10000.
Je signe mes contrats d'édition à 10%, point. L'à-valoir on peut toujours le négocier, mais le pourcentage de droits d'auteurs c'est minimum 10% du prix de vente hors taxe. Question de principe.
Si vous êtes éditeur et que vous avez un de mes manuscrits en lecture, inutile de me contacter pour me proposer un contrat à 8% non-négociable : je refuserai la publication et j'expliquerai publiquement sur ce blog les raisons de mon refus.
Il faut être ferme. Nous les auteurs, nous travaillons dur, nous créons, nous avons droit à nos 10%.
Commentaires
Là je vais te contredire, Marc, cette moyenne inclut (sans doute) les auteurs jeunesse, qui sont très nombreux, et dont les droits sont bien moindres que les nôtres, car ils les partagent avec les illustrateurs (les taux peuvent alors être de 3 à 6 %).
Si tu fais un livre à deux, tu te partages les droits avec ton collègue, illustrateur ou autre auteur, et même si tu travailles aussi "dur" que lorsque tu écris tout seul...
Oui, mais j'ai vu passer des contrats à 8% en littérature générale, donc je fais un blocage sur ce chiffre 8. Et si j'étais auteur "jeunesse" (comme on dit), j'exigerai 10%, illustrateur ou pas. Je sais : je suis un peu psycho-rigide dès qu'on parle argent.
j'espère que l'Arpel justifiera, mais en fait ça doit bien correspondre au pourcentage réel de droits versés - effectivement, le contrat plancher ces 10 ou 11, et on monte à 14 suivant les ventes, je suppose même plus pour les très gros vendeurs, mais il y a les poches etc où c'est seulement 5%, plus le secteur jeunesse comme le signale Emmanuelle... en tout cas, c'est disproportionné par rapport à la marge de distribution, plus cette exception française au droit commercial qui accorde les droits jusqu'à 70 ans post mortem, et qui nous handicape gravement pour la distribution électronique, dès lors que le livre a fini sa vie de plus en plus brève d'objet circulant - je suis sidéré par l'absence totale de mobilisation des auteurs dans une période où tout va aussi vite, et où il s'agit carrément de secousse sismique
Qu'est-ce qui te semble le combat le plus important, actuellement dans le contrat ? Le pourcentage, ou la durée des droits ? Sur la durée des droits, je me suis laissé dire que pour les éditeurs, des cessions limitées à 5 ans, même 10 ans ou 20 ans, c'est inacceptable parce qu'ils misent sur un fonds rentabilisé à l'échelle d'un siècle (cf Galli avec Proust tombé dans le domaine public seulement dans les années 1990).
oui, il me semble que c'est vital pour nous récupérer droits au bout de 3, 5 ou 10 ans à convenir et négocier nous-mêmes leur diffusion numérique - la rentabilité ou pas pour un livre, chez les éditeurs, maintenant c'est 2 mois, après pilon, et les ventes de Proust dans les années 50-70 je crois que ça doit être bien dérisoire par rapport à où ils en sont avec les logiques de coup genre Littell Potter etc
Peut-être faudrait-il réfléchir en différentiant mieux les droits cédés ? Peut-être que céder des droits pour une publication papier et une publication électronique ne devrait pas se faire de la même façon, ni par le même contrat, car l'objet de ce que l'on cède n'est pas nécessairement la même chose.
Sur la durée Marc, les plans d'amortissements des livres ne se font pas sur 20 ans, Nulle part.
Marc, qu'en est-il des jeunes auteurs ? Un jeune écrivain qui n'a jamais vraiment encore été publié peut-il, à votre avis, se permettre de réclamer fermement 10% à la première maison d'édition classique qui accepte de le publier ?
Oui. Si l'éditeur dit non, l'auteur refuse le contrat et cherche un autre éditeur. Quand on est auteur, il faut être patient, il faut savoir attendre.
Voir aussi ce matin un long billet de François Bon qui dit : "exigeons des contrats à durée temporelle précise" http://www.tierslivre.net/spip/spip...
Je reviens vite fait sur ce que disent Emmanuelle et François : que la part de 8% accordée aux auteurs est une moyenne : je ne crois pas, et je regrette encore le choix de l'ARPEL d'avoir validé ce 8%. La plaquette présente en effet un camembert statistique de "répartition du prix de vente public" du livre : cela signifie que 8% du prix total du livre sera consacré à TOUS les droits d'auteurs, 8% du total pour un auteur s'il est seul, 8% du total pour 2 s'ils sont deux (auteur + illustrateur), 8% du total pour 3, etc. Et donc : je maintiens que le minimal ce devrait être 10% du prix HT réservé à l'auteur ou aux auteurs, et non seulement 8%.