J'ai beau savoir qu'un nouveau livre de Valérie Rouzeau est toujours un événement, et qu'à sa lecture je vais être bouleversé, je le suis à chaque fois davantage que prévu.


Les éditions Wigwam publient Apothicaria, de Valérie Rouzeau (*). C'est une histoire qui se passe autour d'une pharmacie. C'est peut-être une histoire triste, peut-être un chagrin d'amour, je ne sais pas, mais malgré tout éblouissante, un éblouissement de saison, de début d'hiver, avec ces énormes croix laïques, verdâtres, qui clignotent de plus en plus tôt chaque soir. Comment rentrer chez soi ? comment se retrouver ?

Extrait :

"Je me souviens de ce bouquet d'anémones
J'avais cru que le coeur de mon amant était dedans
La croix verte de la pharmacie clignote en plein jour énormément
Robert n'est qu'un ami et mon amant m'oublie"

Parfois, à la réponse : quel grand écrivain auriez-vous voulu être, je brûle de répondre : Valérie Rouzeau ! Et en levant les yeux, je vois l'oie qui vole très haut dans le ciel (vous comprendrez si vous lisez le livre).


(*) l'objet lui-même est magnifique, une plaquette de seize pages, numérotée et imprimée en typographie, avec en quatrième de couverture la reproduction d'un extrait manuscrit de la main de l'auteur; disponible uniquement sur commande chez l'éditeur, 4,60 €.