Passage de Philippe Sollers à Bordeaux à la librairie Mollat pour présenter Un vrai roman, Mémoires (Ed. Plon) et Guerres secrètes (Ed. Carnets Nord).

Très forte affluence, la salle est comble une demi-heure avant le début de la rencontre. J'ai rarement vu autant de monde pour une rencontre avec Philippe Sollers, des lecteurs et lectrices anonymes mais également beaucoup de têtes connues du milieu intellectuel bordelais. On dirait que la ville a compris l'importance de ce livre et qu'est rendu, ainsi, une sorte d'hommage silencieux à l'écrivain de passage dans cette cité qu'il appelle d'entrée "ma ville natale". Philippe Sollers, encore plus enjoué que d'habitude, est interrogé par Jean-Claude Simoën sur le mode du tutoiement et avec un certain ton de confidence.


On pourra écouter dès demain le podcast intégral de la discussion (je vous conseille, à environ 50 minutes du début, une imitation très réussie de François Mauriac faisant le portrait du jeune Sollers). J'ai retenu quelques passages : "C'est un livre de combat, ce sont des mémoires de combat"; "Je suis un écrivain espagnol de langue française"; à propos de l'amour : "La société a horreur des rencontres amoureuses. La société a horreur de ça, le diable a horreur de ça"; et aussi, toujours à propos de la société, cette expression lucide : "Mes soi-disant semblables".