Une agence littéraire fait suspendre un blog
Par MP le samedi 6 octobre 2007, 12:40 - auteurs - Lien permanent
Les bras nous en tombent : une "agence littéraire" se proposant de vendre aux écrivains en devenir ses services d'agent littéraire, a fait fermer le blog La Lettrine d'Anne Sophie Demonchy en raison d'un article déplaisant (mais aucunement diffamatoire, le cache Google et l'archive du flux RSS le montrent). Le blog, suspendu par l'hébergeur sans explication ni conciliation préalable, n'a pu être réouvert qu'après de profondes modifications du fameux billet renommé Comment payer pour trouver un éditeur. Et quid de la législation en vigueur, protectrice de la liberté d'expression ?
Toute la subtilité pour cette "agence littéraire" aura consisté à jouer du fait
que le titre du billet dénonçait sous un qualificatif dévalorisant un type de
services nouveaux, dits de "fourniture d'agent littéraire", et que cette agence
utilise précisément comme nom commercial le même nom générique. A partir de là,
critiquer le type de service, c'est critiquer l'entreprise...
Ce sera ici l'occasion de rappeler le b.a-ba de la recherche de publication :
ne payez jamais pour trouver un éditeur, ni pour être publié (si vous
voulez publier à compte d'auteur, allez chez Lulu.com). Et demandez conseils aux associations de
défense des écrivains (pour ceux ayant déjà publié), ou aux associations de
défense des écrivains à compte d'auteur (pour ceux cherchant encore
publication).
Voir aussi les billets de François
Bon, de
Mandor, de Tache aveugle et de
La
Feuille sur cette affaire.
MàJ 2007/10/10 : sur le contrat d'agent littéraire proposé, voir
l'analyse
de Marc Autret.
Commentaires
A lire également : les nombreux commentaires sur le site de La Lettrine, parmi lesquels on peut trouver la réaction "officielle" de ladite agence : http://www.lalettrine.com/50-commen...
Je vais régulièrement sur votre site, j'apprécie la qualité et la pertinence de vos posts... et quelque chose me tracasse, c'est cette histoire de paypal : j'ai envie de vous soutenir mais en même temps, ce que j'apprécie sur le net, c'est justement cette liberté, la "gratuité" de l'échange, le plaisir d'échapper à un monde trop marchand, trop près de ses sous. Alors, je ne sais pas, je vais réfléchir encore !