Sortie de la livraison d'Automne 2007 de la revue L'Infini. Sa couverture indique : 百 mais aussi 100 mais aussi CXX (soit 120 dans le calendrier de Nietzsche - ceux qui ne savent pas pourquoi pourront lire Une vie divine de Philippe Sollers -).

Le numéro 100 d'une revue trimestrielle de littérature est toujours un événement. A fortiori pour L'Infini, revue fondée en 1983 pour prendre la suite de la revue Tel Quel (fondée en 1960 mais dont les Editions du Seuil arrêtaient la parution et refusaient de céder le nom) et pilotée depuis l'origine par Philippe Sollers et Marcelin Pleynet. J'ai toujours adoré cette revue, son incroyable diversité et son caractère imprévisible, et ce, bien avant d'avoir la joie de me retrouver un jour au sommaire. Je me souviens, en 1987, étudiant en Droit, je profitais de ma carte de Bibliothèque Universitaire pour pénétrer dans la partie réservée aux étudiants en Lettres et aller lire les numéros de L'Infini disponibles en libre-accès sur les rayonnages.

Dans ce numéro, belle galerie de photos ("roman-photos" précise le sommaire) de Philippe Sollers, Julia Kristeva, Marcelin Pleynet, et d'autres. En ouverture : portrait d'Antoine Gallimard et Philippe Sollers à New-York en 1982.

Parmi les contributions de ce numéro 100, superbe texte de Jacqueline Risset, Les Instants les éclairs, mettant en scène ses rêves.