Passage de François Bon à Bordeaux à la librairie Mollat pour présenter son Bob Dylan, une biographie (Albin Michel). Très intéressante digression autour de la figure fuyante du chanteur américain. Quelques lectures des traductions françaises que François Bon a fait de ses chansons (malgré un problème de sonorisation lorsqu'il s'est agi de diffuser Dylan en fond sonore derrière la voix de François).

François Bon, Bordeaux, Mollat, septembre 2007
Comme nous sommes chez Mollat, librairie à la pointe de la modernité, on peut récupérer en ligne le podcast pour écouter l'intégralité de la conférence.

Multitude de choses passionnantes à glaner dans cette heure et demi de dicussion avec Jean Laurenti. Par exemple  : "La littérature n'a jamais été un art populaire" (remarquant que longtemps la plupart des écrivains ne furent que les riches, comme Proust ou Flaubert); et sur l'ambition de Dylan à ses débuts : "Il y en a des dizaines à traîner sur la place de New York, et il n'y a pas de raison que ça ne soit pas à  lui que ça arrive"; puis sur les doutes de Dylan après son accident de moto : "Soudain il ne sait plus faire, la peur devient plus forte que tout". Et aussi, bien sûr : les gestes de François Bon, les bras qui brassent l'air sans arrêt, et les mains de l'ancien ingénieur-mécanicien qui se rapprochent, et les doigts figurant des pinces qui montrent, au public attentif de Mollat, comment ceci et cela s'assemblent pour produire le "miracle" d'un artiste, en l'occurence ce soir : Bob Dylan.