Très mauvais rêve
Par MP le samedi 12 mai 2007, 09:18 - Lien permanent
J'ai l'impression de vivre un très mauvais rêve : je vois sur les sites
d'actualités des photographies et des titres qui me semblent irréels : "Nicolas
Sarkozy élu Président de la République", comme si après le 21 avril 2002 qui
n'avait été qu'une menace, il y avait cette fois un 6 mai 2007 qui était la
réalisation de tous mes cauchemars.
Je me dis alors que je vais me réveiller, mais je ne parviens pas à me réveiller. Comble de l'ironie, cette atmosphère de rêve éveillé ressemble à celle de mes livres, à ceci près que dans mes livres le héros traverse des aventures plus ou moins merveilleuses, et lorsque ses aventures sont un peu plus pénibles, on sait au moins qu'il y a toujours au bout une libération. Alors qu'ici, nous savons tous quelle est la personnalité de Nicolas Sarkozy, quel est son programme politique, et quelles sont ses valeurs (aux frontières, et parfois incompatibles avec les valeurs républicaines).
Ce n'est pas un hasard si tous les écrivains (à une ou deux exceptions près), ainsi que tous les artistes (à quelques exceptions près, que l'on a pu voir hier entourant le vainqueur et chantant avec lui, seul moment comique de la soirée, vu le niveau des artistes en question), ce n'est pas un hasard, disais-je, si tous les écrivains et tous les artistes sont terrifiés par Nicolas Sarkozy. Nous sommes comme les chauves-souris, nous avons des radars sensitifs plus développés que les autres, et nous avons vu longtemps à l'avance le danger. Bien sûr, nous avons prévenu tout le monde, mais on ne nous a pas écouté. A présent, accrochez-vous : voilà la confirmation dans le monde réel.
NB : Les réactions des blogs arrivent peu à peu. François Bon a décidé de mettre en place sa carapace et redéployer ses projets. Hubert Nyssen estime que le combat nous rendra plus imaginatif. Laure Limongi hisse le drapeau noir. Berlol craint la revanche des petits chefs. Eric Dussert, qui garde le moral quoi qu'il arrive, a déclaré dès dimanche 20h l'indépendance de son île. Philippe Sollers remet à la Une une défense de mai 1968. Charles Pennequin met en ligne un fichier son : "problème". Christian Garcin parle quant à lui de "old-look et new-order". (J'ajouterai ici les liens vers les autres réactions au fur et à mesure qu'elles apparaîtront)
Je me dis alors que je vais me réveiller, mais je ne parviens pas à me réveiller. Comble de l'ironie, cette atmosphère de rêve éveillé ressemble à celle de mes livres, à ceci près que dans mes livres le héros traverse des aventures plus ou moins merveilleuses, et lorsque ses aventures sont un peu plus pénibles, on sait au moins qu'il y a toujours au bout une libération. Alors qu'ici, nous savons tous quelle est la personnalité de Nicolas Sarkozy, quel est son programme politique, et quelles sont ses valeurs (aux frontières, et parfois incompatibles avec les valeurs républicaines).
Ce n'est pas un hasard si tous les écrivains (à une ou deux exceptions près), ainsi que tous les artistes (à quelques exceptions près, que l'on a pu voir hier entourant le vainqueur et chantant avec lui, seul moment comique de la soirée, vu le niveau des artistes en question), ce n'est pas un hasard, disais-je, si tous les écrivains et tous les artistes sont terrifiés par Nicolas Sarkozy. Nous sommes comme les chauves-souris, nous avons des radars sensitifs plus développés que les autres, et nous avons vu longtemps à l'avance le danger. Bien sûr, nous avons prévenu tout le monde, mais on ne nous a pas écouté. A présent, accrochez-vous : voilà la confirmation dans le monde réel.
NB : Les réactions des blogs arrivent peu à peu. François Bon a décidé de mettre en place sa carapace et redéployer ses projets. Hubert Nyssen estime que le combat nous rendra plus imaginatif. Laure Limongi hisse le drapeau noir. Berlol craint la revanche des petits chefs. Eric Dussert, qui garde le moral quoi qu'il arrive, a déclaré dès dimanche 20h l'indépendance de son île. Philippe Sollers remet à la Une une défense de mai 1968. Charles Pennequin met en ligne un fichier son : "problème". Christian Garcin parle quant à lui de "old-look et new-order". (J'ajouterai ici les liens vers les autres réactions au fur et à mesure qu'elles apparaîtront)






