Trouvé grâce à Tiers Livre, un communiqué de la Maison des Ecrivains qui nous informe que l'un des candidats à l'élection présidentielle envisage, s'il est élu, de supprimer les filières universitaires qui selon lui conduisent au chômage, parmi lesquelles il classe la littérature ancienne :

"— Si je veux faire littérature ancienne, je devrais financer mes études ?
— Vous avez le droit de faire littérature ancienne, mais le contribuable n’a pas forcément à payer vos études de littérature ancienne si au bout il y a 1000 étudiants pour deux places. Les universités auront davantage d’argent pour créer des filières dans l’informatique, dans les mathématiques, dans les sciences économiques. Le plaisir de la connaissance est formidable mais l’Etat doit se préoccuper d’abord de la réussite professionnelle des jeunes."


Le communiqué de la MdE commente :

"Son jugement sur le « plaisir de la connaissance », opposé à l’utilité ou à la rentabilité érigées en principe politique, manifeste une ignorance et un mépris dangereux qui menacent le socle de toute société démocratique. Il avertit les artistes et les penseurs, nous écrivains, en particulier, du sort qu’il réserve à la culture, la littérature au premier chef, et à leur transmission par l’Education nationale"


On pourrait jouer aux devinettes pour savoir de quel candidat il s'agit, mais finalement, sa déclaration arrivant après d'autres, on commence à voir une grande cohérence dans le personnage. Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, l'idée que cet homme puisse exercer les plus hautes fonctions publiques m'inquiète (le mot est faible). Pourquoi fait-il une fixation sur ce boulot-là ? il existe des quantités d'autres métiers passionnants dans lesquels il serait sûrement très heureux. La France a bien assez de problèmes comme ça, pas besoin d'en rajouter encore...