Parlons gros sous deux minutes.

Actuellement, le prix de vente HT d'un livre se répartit ainsi (en arrondissant) :
  • Libraire : 30%
  • Distributeur : 30%
  • Editeur : 30%
  • Auteur : 10%
La tendance des petits éditeurs c'est de supprimer le distributeur et de se monter un réseau de librairies militantes. Par exemple Cheyne fait ça en poésie, et ça marche. Hélas, même là on en reste encore à 30% (libraire) / 60 % (éditeur) / 10% (auteur), et l'auteur ne gagne rien de plus....

L'objectif, ce doit être :
  • 30% pour le libraire
  • 30% pour l'éditeur
  • 30% pour l'auteur.
De toutes façons, les auteurs n'ont plus le choix, on le voit partout, leurs sources de revenus traditionnelles se tarissent. Or, on ne peut pas se passer des auteurs, comme l'avait noté Bernard Lahire dans son étude (La condition littéraire, Ed. La Découverte, 2006) : sans eux, pas de nouveautés. Donc, pronostic qui vaut ce qu'il vaut, la tendance du futur sera : disparition du distributeur et remontée des droits d'auteurs...