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  <title>CE MÉTIER DE DORMIR - livres</title>
  <link>http://blog.marcpautrel.com/</link>
  <description>Le blog de Marc Pautrel</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Wed, 06 Aug 2008 17:41:29 +0200</pubDate>
  <copyright></copyright>
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    <title>Mélanger ses jours (à propos de Désordre, un journal)</title>
    <link>http://blog.marcpautrel.com/post/2008/05/20/Philippe-De-Jonckheere</link>
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    <pubDate>Tue, 20 May 2008 08:59:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>MP</dc:creator>
        <category>livres</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Je suis actuellement plongé dans la lecture du gros livre de Philippe De
Jonckheere, &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php?article12&quot;&gt;&lt;em&gt;Désordre, un
journal&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; (Publie.net, 424 p., PDF, 5,50 €). Les journaux ne me
passionnent pas toujours, mais celui-là est différent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://blog.marcpautrel.com/public/pdj.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.desordre.net/blog/blog.php3&quot;&gt;Philippe De Jonckheere&lt;/a&gt;
tient le journal d’une vie qui semble se déliter en permanence malgré l’amour
qui l’entoure. Il brosse le portrait d’un homme à la fois étonné et épuisé par
sa vie de famille. L’auteur se présente lui-même, avec une voix particulière,
mi-neutre, mi-désespérée : &lt;em&gt;&amp;quot;Alors voilà ma biographie. Philippe De
Jonckheere. Né le 28 décembre 1964 à Paris, le jour de la 1964ème commémoration
du massacre des innocents. (...) En 1993, à la suite d’un deuil, je commence à
écrire, force est de constater que je ne sais pas écrire, mais je m’obstine,
comme en toutes choses. (...)  En 1998, retour en France, je vis désormais
dans une famille avec ma compagne et ses deux enfants. Nous allons avoir trois
autres enfants. Je ne fais plus de photographie, presque plus, je continue
d’essayer d’écrire, je fais des petits progrès. Nous habitons à la
campagne.&amp;quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un auteur de journal est censé additionner les jours mais ici il les mélange
comme un peintre mélange ses couleurs et au final De Jonckheere (qui dans son
autre métier est un informaticien) créé des couleurs jusqu’ici inédites. C'est
un journal avec un niveau de discours intime vraiment particulier au milieu des
autres journaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A propos de son fils Nathan, il écrit : &lt;em&gt;&amp;quot;Ce profond sentiment de détresse
quand je suis monté et que j’ai pu voir que Nathan ne dormait toujours pas,
qu’il était très agité, qu’il combattait je ne sais quelle chimère toute droit
venue de son imagination trop prolixe, qu’il avait dépiauté entièrement un
livre et que son lit était jonché de confettis, de papier peint arraché, que
c’est précisément ce genre de comportements qui me découragent le plus, à la
fois le fait que tout finisse par s’abîmer entre ses mains, mais aussi que ces
comportement exhaustifs traduisent bien le malaise profond de cet
enfant.&amp;quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la fin de ce volume, Philippe De Jonckheere confie son angoisse devant
l’emprise que la littérature va avoir – a déjà – sur lui, et qu’il découvre en
préparant le livre, et il remarque : &lt;em&gt;&amp;quot;Après un an de bloc-notes, j’avais
essayé le fichier global, j’avais tout recollé bout à bout, et l’imprimante
m’en avait recraché 500 pages aux lignes serrées. J’avais pris
peur.&amp;quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Mon corps est une maison (à propos de Balayer fermer partir)</title>
    <link>http://blog.marcpautrel.com/post/2008/02/29/Balayer-fermer-partir-de-Lise-Beninca</link>
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    <pubDate>Fri, 29 Feb 2008 12:42:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>MP</dc:creator>
        <category>livres</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Je suis complètement dépassé actuellement, et même plus : physiquement
épuisé, mais je veux à tout prix parler d'un petit livre merveilleux :
&lt;em&gt;Balayer fermer partir&lt;/em&gt;, de &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://olivier.roller.free.fr/benincalise.html&quot;&gt;Lise Benincà&lt;/a&gt; (Seuil, 109
p., 13 €), qui vient de paraître dans la collection &amp;quot;Déplacements&amp;quot; de François
Bon. Ce livre m'a envoûté, je suis tombé sous son charme, et ce charme c'est
d'abord celui d'une couleur, celle de Lise Benincà, auteur précieux et
prometteur (c'est son premier livre : bravo au Seuil de l'avoir dorénavant sous
contrat).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0 auto; display: block;&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://blog.marcpautrel.com/public/balayerfermerpartir.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
Je ne suis pas très doué pour résumer les histoires, mais il s'agit du décès du
père de la narratrice, qui lui laisse en héritage une maison qu'elle met en
vente, et il s'agit également de l'appartement occupé par la narratrice, de sa
disposition et de son contenu, de ses pièces, notamment une pièce vide
(inspiration de Georges Perec, cité en exergue du livre). La narratrice est
seule quelques jours dans son appartement, son compagnon étant parti en voyage.
Elle se demande : qu'est-ce qu'une maison ? et aussitôt : que suis-je pour les
autres ? que sont-ils pour moi ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lise Benincà possède un oeil particulier qui lui fait dire des choses
différentes, par exemple : &lt;em&gt;&amp;quot;Marchant au matin sur le boulevard, l'immeuble
dans mon dos, les voitures me dépassent et me dépassent&amp;quot;&lt;/em&gt; ou encore :
&lt;em&gt;&amp;quot;on s'est penchées au-dessus de l'eau, par-dessus la balustrade rouillée,
on a regardé les poissons. Ils ne sont pas bien gros, a dit ma grand-mère&amp;quot;&lt;/em&gt;
et plus loin : &lt;em&gt;&amp;quot;Je pense à cette page sur laquelle l'institutrice avait
écrit Bravo dans la marge&amp;quot;&lt;/em&gt;. A propos de la vie, Lise Benincà dit :
&lt;em&gt;&amp;quot;J'assiste au spectacle. J'ai payé mon billet, j'attends le
dénouement&amp;quot;&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une maison, c'est un réceptacle pour les corps. Mais un corps ressemble
lui-même à une maison. La maison héritée du père, celle que la narratrice est
en train de vendre, avait été construite entièrement par le père. Notre corps
aussi, c'est notre père qui l'a construit. &lt;em&gt;&amp;quot;Le corps est mon lieu. Y
suis-je enfermée ? Les oreilles sont des portes d'entrée. La bouche est une
porte de sortie (...) Le corps construit par le père, à son image, sans avoir
l'air d'y toucher. La couleur des cheveux, la couleur des yeux. Les
fondations.&amp;quot;&lt;/em&gt; Elle s'interroge indirectement sur le déterminisme de la
naissance, sur les limites que nos père et mère nous imposent, ou veulent nous
imposer, par la génétique (les murs qu'ils ont bâtis) : &lt;em&gt;&amp;quot;Y a-t-il un
certain nombre de mètres carrés au-delà desquels l'espace est supérieur à ma
capacité de présence ?&amp;quot;&lt;/em&gt;. Phrase à méditer. Tout le livre est à
méditer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a aussi dans ce livre la palette des couleurs, posées chacune de façon
nominale, à la Rimbaud, et pourtant si présentes dans leur énumération,
palpables. Et toujours, ce décalage, ce glissement émotif, cette poésie que
Perec a toujours cherché à atteindre et que Lise Benincà semble posséder comme
un don naturel.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Les mots d'Ingrid Betancourt</title>
    <link>http://blog.marcpautrel.com/post/2008/01/20/Ingrid-Betancourt-ecrivain</link>
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    <pubDate>Sun, 20 Jan 2008 16:17:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>MP</dc:creator>
        <category>livres</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Transmettre la vérité de son corps présent par les mots est un exercice
presqu'impossible, infiniment long, définitivement complexe même pour les
femmes et les hommes qui en font profession depuis des années et depuis des
centaines de générations, confortablement, au milieu de la Cité, comme un
métier parmi les autres métiers. Alors, essayez d'imaginer l'effort nécessaire
pour créer cette vérité lorsque vous n'êtes pas un auteur, et surtout lorsque
vous êtes prisonnier, détenu sans jugement, sans avoir commis aucun délit,
séquestré par une autorité non légitime, réduit en esclavage par des criminels
spécialisés dans le commerce du rapt, que vous l'êtes au milieu d'une jungle
hostile, forcé par vos ravisseurs de marcher sans cesse pour se déplacer et
empêcher l'armée régulière de vous délivrer, et que vous êtes dans cette
situation depuis presque six années. Et c'est là, dans de telles conditions,
qu'&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Dngrid_Betancourt&quot;&gt;Ingrid Betancourt&lt;/a&gt;
parvient à écrire cette lettre à sa famille qui nous touche si
profondément.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle écrit par exemple à sa mère : &lt;em&gt;&amp;quot;Je ne veux plus qu'un seul mètre
nous sépare, parce que je sais que tous peuvent vivre sans moi, sauf toi&amp;quot;&lt;/em&gt;.
À sa fille : &lt;em&gt;&amp;quot;Tu es bien meilleure que moi, [...] tu es tout ce que
j'aurais voulu être, mais en mieux&amp;quot;&lt;/em&gt;. Elle appelle son fils &lt;em&gt;&amp;quot;mon roi
des eaux bleues&amp;quot;&lt;/em&gt;. Plus loin, d'un ami elle dit : &lt;em&gt;&amp;quot;Je l'aime comme le
jour où nous avons compté les étoiles filantes, allongés sur la plage&amp;quot;&lt;/em&gt;. Et
à un autre proche : &lt;em&gt;&amp;quot;Chaque fois que je pense à toi, mon coeur, je ris de
nous deux, je ris de toi et je ris de moi&amp;quot;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte d'Ingrid Betancourt a été rédigé le 24 octobre 2007. Il a ensuite
été saisi avec des photos et une vidéo sur des guérilleros arrêtés à Bogota. Il
est devenu épisodiquement sous le terme &amp;quot;preuve de vie&amp;quot; un outil de publicité
politique. Aujourd'hui, il est publié sous forme de livre : &lt;em&gt;Lettres à
Maman&lt;/em&gt; (Ed. du Seuil, 62 p., 7 €).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas eu (à ma connaissance) de livre de soutien des écrivains pour
Ingrid Betancourt comme il y en avait eu pour Florence Aubenas, journaliste
otage en 2005, avec le très fort &lt;em&gt;Cent jours sans&lt;/em&gt;, et c'est dommage.
Avec cette lettre, c'est comme si Ingrid Betancourt avait compris que
dorénavant la seule qui pouvait encore la sauver c'était elle-même, par le
pouvoir de ses propres mots.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Une vie de fous (à propos de Transhumances)</title>
    <link>http://blog.marcpautrel.com/post/2007/12/17/Transhumances-de-Chloe-Delaume</link>
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    <pubDate>Mon, 17 Dec 2007 13:45:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>MP</dc:creator>
        <category>livres</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Nous menons une vie de fous, de la naissance à la mort, c'est juste une
transhumance, comme un troupeau guidé par de très inquiétants bergers.
&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.chloedelaume.net/&quot;&gt;Chloé Delaume&lt;/a&gt;, qui
voit tout, a observé le manège. Dans &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.editions-ere.net/projet143&quot;&gt;&lt;em&gt;Transhumances&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; (è®e
éditions, 13 €), elle nous montre quatre personnages en pleine action, deux
hommes et deux femmes. Ils errent dans une sorte de forêt. Autant vous le dire
tout de suite : ils sont probablement échappés de l'asile. Et ils sont épiés,
surveillés même. Le personnage de Tahar, tout seul dans sa cabane, qui intrigue
et agace au début, devient vite, non pas attachant (faut pas pousser), mais au
moins fascinant, hypnotique : &lt;em&gt;&amp;quot;J'avais juste moi. C'est-à-dire un grand
corps avec nous tous dedans&amp;quot;&lt;/em&gt;. Léonore est délicieuse, Gilles comique
jusqu'à la fin, Françoise impeccable, Charles courageux.&lt;/p&gt;
D'habitude je déteste le théâtre, mais là j'ai vraiment aimé ce livre. Je l'ai
déjà offert deux fois, et je pense que je vais continuer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p&gt;Extrait :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;quot;&lt;strong&gt;Léonore&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;J'ai jamais vu un truc pareil. Pourtant les murs, j'ai l'habitude. Mais
ils étaient très différents.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;
Charles&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Je me demande ce qu'il y a derrière.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;
Léonore&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Celui-là il fait un peu peur. Je ne le sens pas du tout, ce
mur.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;
Françoise&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Ca sonne comment ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;
Léonore&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Bah j'en sais rien.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Elle tente de grands coups contre la paroi.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;C'est tellement épais que c'est difficile de jauger si c'est creux ou
plein.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Elle recommence)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;En tout cas, à force, ça m'a fait saigner.&amp;quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Majesté de Valérie Rouzeau</title>
    <link>http://blog.marcpautrel.com/post/2007/11/23/Valerie-Rouzeau</link>
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    <pubDate>Fri, 23 Nov 2007 12:13:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>MP</dc:creator>
        <category>livres</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;J'ai beau savoir qu'un nouveau livre de &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.cipmarseille.com/auteur_fiche.php?id=1325&quot;&gt;Valérie Rouzeau&lt;/a&gt; est
toujours un événement, et qu'à sa lecture je vais être bouleversé, je le suis à
chaque fois davantage que prévu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
Les éditions &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.wigwametcompagnie.net/&quot;&gt;Wigwam&lt;/a&gt; publient &lt;em&gt;Apothicaria&lt;/em&gt;,
de Valérie Rouzeau (*). C'est une histoire qui se passe autour d'une pharmacie.
C'est peut-être une histoire triste, peut-être un chagrin d'amour, je ne sais
pas, mais malgré tout éblouissante, un éblouissement de saison, de début
d'hiver, avec ces énormes croix laïques, verdâtres, qui clignotent de plus en
plus tôt chaque soir. Comment rentrer chez soi ? comment se retrouver ?&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;quot;Je me souviens de ce bouquet d'anémones&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;J'avais cru que le coeur de mon amant était dedans&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;La croix verte de la pharmacie clignote en plein jour
énormément&lt;/em&gt;&lt;br style=&quot;font-style: italic;&quot; /&gt;
&lt;em&gt;Robert n'est qu'un ami et mon amant m'oublie&amp;quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
Parfois, à la réponse : quel grand écrivain auriez-vous voulu être, je brûle de
répondre : Valérie Rouzeau ! Et en levant les yeux, je vois l'oie qui vole très
haut dans le ciel (vous comprendrez si vous lisez le livre).
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
(*) l'objet lui-même est magnifique, une plaquette de seize pages, numérotée et
imprimée en typographie, avec en quatrième de couverture la reproduction d'un
extrait manuscrit de la main de l'auteur; disponible uniquement sur commande
chez l'éditeur, 4,60 €.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Brise de Bible (à propos de Abadôn)</title>
    <link>http://blog.marcpautrel.com/post/2007/11/11/Michele-Dujardin</link>
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    <pubDate>Fri, 16 Nov 2007 10:27:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>MP</dc:creator>
        <category>livres</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Quelques mots sur &lt;em&gt;Abadôn&lt;/em&gt; de &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://olivier.roller.free.fr/dujardinmichele.html&quot;&gt;Michèle Dujardin&lt;/a&gt;
(Seuil, coll. Déplacements). Voici un livre de poésie pure et presque brute, un
livre de colère et de libération, écrit par un auteur dont on sait très peu de
choses si ce n'est que selon la BNF elle a publié un premier &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb347302171/PUBLIC&quot;&gt;ouvrage&lt;/a&gt; en
1983. Ce qu'on entend, à la lecture de ce livre (lecture qui se fait
préférablement à voix haute), c'est non seulement un superbe lyrisme (et
lyrisme est l'autre nom de poésie) mais aussi un souffle prophétique et
océanique, la rencontre d'Homère et des Prophètes. Il souffle une brise de
Bible dans ces pages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;
Abadôn&lt;/em&gt; (qui ne contient aucun point du début à la fin) contient des
passages d'une extrême rareté qui scotchent le plus exigeant lecteur. Ainsi, il
s'agit là de &lt;em&gt;&amp;quot;parler bleu&amp;quot;&lt;/em&gt; pour &lt;em&gt;&amp;quot;saisir la nuit par les
ailes&amp;quot;&lt;/em&gt;, le poème est &lt;em&gt;&amp;quot;la table ancestrale où se dressent les
lois&amp;quot;&lt;/em&gt;, et il est possible d'approcher &lt;em&gt;&amp;quot;la lumière, celle qui est dans
ta bouche, qui pulvérise le silence des pierres, et qui parle ta parole,
toujours la même, je suis, je serai, je suis, pour toujours&amp;quot;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
La langue est si violente, si rapide, que le lecteur voit après coup, comme en
décalage, ses propres souvenirs de lectures. Ainsi &lt;em&gt;&amp;quot;elle enfante ces
nénuphars qui rongent les poumons de l'éternité&amp;quot;&lt;/em&gt; me fera penser à
&lt;em&gt;L'Ecume des jours&lt;/em&gt; et son héroïne Chloé, ce qui me fait immédiatement
penser que l'écrivain Chloé Delaume a &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.chloedelaume.net/remarques/rem422.php&quot;&gt;lu et aimé&lt;/a&gt;
&lt;em&gt;Abadôn&lt;/em&gt;, comme quoi le monde est petit (*); ou plus loin &lt;em&gt;&amp;quot;quand
nous jouions dans la rivière, la rivière qui ne revient jamais, mère, entre les
mêmes pierres&amp;quot;&lt;/em&gt; qui me fait penser à Héraclite (on ne se baigne jamais deux
fois dans le même fleuve).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
Le style de Michèle Dujardin est extraordinaire, souvent très soutenu, et entre
mille phrases, je garde près de moi celle-ci : &lt;em&gt;&amp;quot;je sais qu'il n'y a lieu de
repos où que je me tourne&amp;quot;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
Il faut lire d'une traite le dernier chapitre, un chapitre exceptionnel de bout
en bout, qui referme (ou ouvre) ce qui est aussi une déclaration passionnée :
&lt;em&gt;&amp;quot;demain peut-être mon amour et seulement si demain a tes yeux&amp;quot;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
Extrait :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;quot;la mer tu la connais, l'ombrageuse toujours vierge, la nocturne aux
larges mains, elle qui offre, sur les plages des grandes feuilles à vif dans la
résille des blancs, l'accès aux révélations des fous derrière leur vitre, et
transmet, dans le même instant, la vision unique de la beauté parfaite des
choses, celle qui est là, parfaitement cachée sous la transparence de sa
nudité, de son évanouissement, de sa vie de fantôme coulé dans le silence même
des choses, vision unique, immédiate, dressée sur le socle de la mort, à midi
dans la lumière dure, aux yeux du solitaire élu, du condamné, du poète&amp;quot;&lt;/em&gt;
(p. 96)&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;(*) Voir aussi le billet de &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://blog.lignesdefuite.fr/post/2007/10/28/et-bleu-est-je&quot;&gt;Lignes de
fuite&lt;/a&gt;, et celui de Dominique Dussidour sur &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://remue.net/spip.php?article2500&quot;&gt;remue.net&lt;/a&gt;, ainsi que des extraits
du livre sur &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://poezibao.typepad.com/poezibao/2007/11/anthologie-perm.html&quot;&gt;Poezibao&lt;/a&gt;
et sur le site web de la &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.tierslivre.net/depl/spip.php?article28&quot;&gt;collection
&amp;quot;Déplacements&amp;quot;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Une autobiographie de Philippe Sollers</title>
    <link>http://blog.marcpautrel.com/post/2007/10/28/Philippe-Sollers</link>
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    <pubDate>Sun, 28 Oct 2007 18:32:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>MP</dc:creator>
        <category>livres</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Je suis en train de lire le nouveau &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.philippesollers.net/&quot;&gt;Philippe Sollers&lt;/a&gt;, intitulé &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.mollat.com/livres/philippe-sollers-vrai-roman-memoires-9782259197205.aspx&quot;&gt;
&lt;em&gt;Un vrai roman, Mémoires&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; (Plon).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
Un conseil : oubliez toute la presse au sujet de ce livre, les bonnes feuilles,
et autres extraits sur telle ou telle célébrité rencontrée par Sollers. Lisez
plutôt en continuité ce gros volume (352 pages écrites serré), notamment les
passages consacrés à la jeunesse, les chemins bizarres par lesquels le
narrateur s'éveille à la conscience, la nécessité très vite de se défendre. Il
y aura beaucoup à dire sur ce livre, un livre important.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Jérôme Mauche immunise</title>
    <link>http://blog.marcpautrel.com/post/2007/10/10/Jerome-Mauche</link>
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    <pubDate>Wed, 10 Oct 2007 14:07:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>MP</dc:creator>
        <category>livres</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Depuis le 6 mai 2007, je ne regarde plus les actualités télévisées et je ne
lis quasiment plus le journal. Je pense qu'inconsciemment j'ai peur de la
dictature que pourrait, dans mes pires cauchemars, mettre en place le
demi-fou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
Le journal, qu'il soit télévisé ou papier, est devenu intrusif et anxiogène, et
non plus informatif et réflexif. Avec son nouveau livre, &lt;em&gt;La loi des
rendements décroissants&lt;/em&gt; (Seuil, coll. Déplacements) &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://olivier.roller.free.fr/mauchejerome.html&quot;&gt;Jérôme Mauche&lt;/a&gt; propose une
immunisation. Mauche a écrit son livre en lisant le journal, ou plutôt en
dé-lisant le journal, en démontant puis remontant les pièces du puzzle. Il a
compris notamment que la pensée économique a imbibé la totalité des sujets.
Alors il déchiffre à l'envers, il joue aux dominos, il découpe, il recolle. Il
suffit de lire un des 202 fragments qui composent ce livre pour comprendre la
force et l'efficacité de sa prose :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;quot;L'économie a trait au service de la vérité plus qu'à la vérité, et
moins encore via l'indéniable vieillissement de la population croissante active
dont le pathétisme entend voir fructifier, maintenant, et sans plus attendre sa
dernière heure l'investissement fait, au prorata du nombre d'heures, puis de
décades de travail impressionnant consacrées. Mais, avant-gardiste encore et
toujours, prompte à prélever le concept pourvu qu'il fasse jeune, elle zappe de
sa revendication à sa contemplation et, mue par le plus activiste regret d'une
vie, en effet, dévolue au labeur et à la tâche, elle parvient à se convaincre
que, malgré les apparences, elle n'a rien foutu et qu'il est donc plus que
normal qu'elle n'ait aucune retraite.&amp;quot;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Un extrait d'un autre fragment :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;La rose de la formation continue est sans pourquoi, mais non sans épines,
pour qui s'y frotte. Et ce ne sera ce petit groupe de derniers stagiaires qui,
après un semestre intensif, inversera la tendance, horriblement
européocentriste, c'est à craindre, avec son coeur, ses pétales et sa tige
toute hérissée. (...)&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Dans ce livre comme dans les précédents (notamment &lt;em&gt;Electuaire du
discount&lt;/em&gt;, Ed. Le Bleu du ciel, 2004) Jérôme Mauche est un auteur comique
au sens noble du terme, jamais cynique, jamais triste, juste joyeusement
objectif (éventuellement passagèrement déprimant si vous êtes vraiment dans une
période noire, mais à peine). Il est aussi rempli de références &amp;quot;classiques&amp;quot;
pour qui sait le lire, clins d'oeil à la bibliothèque. Sa &lt;em&gt;Loi des
rendements décroissants&lt;/em&gt; qui sort ce 11 octobre est un livre politique, le
bon livre au bon moment pour contrer la bizarre actualité
sociale-économico-politicienne de la période actuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
Voilà, ce sera en ce qui me concerne le programme de lecture de cet hiver qui
chez moi s'annonce déjà particulièrement rude : marcher &amp;quot;au&amp;quot; Mauche. Posologie
? un fragment après le déjeuner, un fragment avant le coucher. Augmenter la
dose en cas de nouvelle exposition prolongée à la folie Spectaculaire ambiante.
Effets secondaires possibles ? impression de plaisir et de contentement,
sourires pouvant aller jusqu'au fou-rires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;
(Voir&lt;/em&gt; &lt;a style=&quot;font-style: italic;&quot; hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1004&quot;&gt;d'autres extraits&lt;/a&gt;
&lt;em&gt;du livre de Jérôme Mauche sur le site web de François Bon, directeur de la
collection Déplacements.)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>L'Infini sort son numéro 100</title>
    <link>http://blog.marcpautrel.com/post/2007/10/03/LInfini-sort-son-numero-100</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:16b2b404de1e5ec00aae3b725b6d6522</guid>
    <pubDate>Thu, 04 Oct 2007 10:17:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>MP</dc:creator>
        <category>livres</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Sortie de la livraison d'&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.gallimard.fr/Gallimard-cgi/Appli_catal/fs_detail.pl?nutitre=10061447&amp;amp;fctx=1191493043&amp;amp;loa=0&amp;amp;nuauteur=0&quot;&gt;Automne
2007&lt;/a&gt; de la revue &lt;em&gt;L'Infini&lt;/em&gt;. Sa couverture indique : 百 mais aussi
100 mais aussi CXX (soit 120 dans le calendrier de Nietzsche - ceux qui ne
savent pas pourquoi pourront lire &lt;em&gt;Une vie divine&lt;/em&gt; de Philippe Sollers
-).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
Le numéro 100 d'une revue trimestrielle de littérature est toujours un
événement. A fortiori pour &lt;em&gt;L'Infini&lt;/em&gt;, revue fondée en 1983 pour prendre
la &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://lalitterature.blogspot.com/2006/06/linfini-plus-loin-que-tel-quel.html&quot;&gt;
suite de la revue &lt;em&gt;Tel Quel&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; (fondée en 1960 mais dont les Editions
du Seuil arrêtaient la parution et refusaient de céder le nom) et pilotée
depuis l'origine par Philippe Sollers et Marcelin Pleynet. J'ai toujours adoré
cette revue, son incroyable diversité et son caractère imprévisible, et ce,
bien avant d'avoir la joie de me retrouver un jour au sommaire. Je me souviens,
en 1987, étudiant en Droit, je profitais de ma carte de Bibliothèque
Universitaire pour pénétrer dans la partie réservée aux étudiants en Lettres et
aller lire les numéros de &lt;em&gt;L'Infini&lt;/em&gt; disponibles en libre-accès sur les
rayonnages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
Dans ce numéro, belle galerie de photos (&amp;quot;roman-photos&amp;quot; précise le sommaire) de
Philippe Sollers, Julia Kristeva, Marcelin Pleynet, et d'autres. En ouverture :
portrait d'Antoine Gallimard et Philippe Sollers à New-York en 1982.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
Parmi les contributions de ce numéro 100, superbe texte de Jacqueline Risset,
&lt;em&gt;Les Instants les éclairs&lt;/em&gt;, mettant en scène ses rêves.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Le début du nouveau Modiano</title>
    <link>http://blog.marcpautrel.com/post/2007/09/27/Le-debut-du-nouveau-Modiano</link>
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    <pubDate>Thu, 27 Sep 2007 08:42:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>MP</dc:creator>
        <category>livres</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Le site web BibliObs a obtenu de Gallimard l'autorisation de publier en
ligne &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://bibliobs.nouvelobs.com/2007/09/26/dossier-patrick-modiano&quot;&gt;le début&lt;/a&gt;
du nouveau roman de Patrick Modiano, &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.gallimard.fr/catalog/html/actu/index/index_modiano.html&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.gallimard.fr/catalog/html/actu/index/index_modiano.html&quot;&gt;&lt;em&gt;Dans
le café de la jeunesse perdue&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; (à paraître le 4 octobre). Vrai plaisir
de découverte pour tous ceux qui comme moi n'ont hélas pas encore pu mettre la
main sur le contenu de ce livre. Il y aussi un &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://bibliobs.nouvelobs.com/2007/09/26/paris-ma-ville-interieure&quot;&gt;entretien
de Modiano&lt;/a&gt; avec Jérôme Garcin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;
BibliObs est un site web créé par &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://tempsreel.nouvelobs.com/&quot;&gt;&lt;em&gt;Le Nouvel Observateur&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; et qui se
présente comme &amp;quot;le premier portail communautaire sur l'actualité des livres&amp;quot;.
Mais le site accueille des bandeaux de publicité et fait pointer les livres
cités vers une librairie en ligne non indépendante (la FNAC).&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Emmanuelle Pagano propose des extraits de son prochain livre</title>
    <link>http://blog.marcpautrel.com/post/2007/08/01/Emmanuelle-Pagano-propose-des-extraits-de-son-prochain-livre</link>
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    <pubDate>Wed, 01 Aug 2007 17:27:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>MP</dc:creator>
        <category>livres</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Emmanuelle Pagano vient de mettre en ligne sur son blog des &lt;a href=&quot;http://lescorpsempeches.net/corps/?p=149&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;extraits de son
prochain livre&lt;/a&gt;, en cours d'écriture, et dont le titre provisoire est
&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://lescorpsempeches.net/corps/?page_id=39&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Les
Mains gamines&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que les extraits soient courts, cette lecture est très excitante pour
les lecteurs qui ont aimé ses livres précédents. Un roman est en train de se
construire actuellement, en partie sous nos yeux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dommage que tous les écrivains ne fassent pas la même chose (François Bon a
été un des pionniers; personnellement, j'avais commencé timidement avec mon
Carnet, puis ça a pris un tour différent, j'en reparlerai bientôt ici).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;NB : Emmanuelle propose aussi en téléchargement certains de &lt;a href=&quot;http://lescorpsempeches.net/corps/?page_id=37&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;ses textes&lt;/a&gt;
précédents, notamment ceux parus en revue.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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