CE MÉTIER DE DORMIR

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lundi 10 octobre 2016

Longues corrections d'épreuves

Après mille événements privés imprévus, je viens de renvoyer à Gallimard les épreuves corrigées de La sainte réalité, mon prochain roman à paraître en janvier 2017.

Le roman porte comme sous-titre Vie de Jean-Siméon Chardin et il a fallu recueillir quantité d'informations sur la biographie et surtout les tableaux du peintre, l'un des plus grands du XVIIIe siècle et pourtant souvent oublié quand on évoque cette époque. Aller aussi observer les toiles, chaque fois qu'elles étaient visibles, le plus souvent au Louvre. Et surtout vérifier les dates, les patronymes, les prénoms, les lieux, la dénomination des objets peints, l'Histoire en général, bref ce fut long et minutieux. Il restera peut-être des micro-erreurs, mais on aura fait le maximum, un grand merci aux correcteurs, notamment la préparatrice de copie.

Ce roman est un peu plus gros que mes livres précédents et il paraîtra comme toujours dans la collection de Philippe Sollers, L'Infini. Le texte de la quatrième de couverture devrait être en ligne d'ici peu sur le site de Gallimard.

 

mardi 22 septembre 2015

Correction d'épreuves à Jérusalem

Je suis en train de corriger les épreuves d'Une jeunesse de Blaise Pascal, à paraître en janvier 2016 chez Gallimard.

Le paradoxe veut que je fasse l'ultime relecture de ce livre très "nietzchéen" pendant que je séjourne à Jérusalem, ville très religieuse, et j'y vois un excellent signe. Les lieux m'éclairent dans le seul sens qui vaille pour un écrivain : l'expérience permanente du langage et donc de la lecture.

Une jeunesse de Blaise Pascal paraîtra à nouveau dans la collection L'Infini de Philippe Sollers, c'est mon cinquième, et un livre qui je crois reste dans le ton des quatre précédents, toujours concis et dramatique, mais plus fictionnel et encore plus hérétique. Le texte de la quatrième de couverture devrait apparaître d'ici peu sur le site de Gallimard.

 

lundi 23 juin 2014

Caniculaire correction d'épreuves

Je viens de terminer la correction des épreuves d'Orpheline, mon prochain roman à paraître début octobre chez Gallimard.

C'est la première fois que j'ai un livre qui sort à l'automne et que je fais des corrections d'épreuves en plein été. Avec la canicule de ces jours-ci, j'ai travaillé les volets baissés aux trois quarts et le ventilateur réglé au maximum, dans une température ambiante d'environ 29°c. Au début c'était difficile, puis le texte a pris le dessus et je ne suis revenu dans ce monde qu'en début de soirée, une fois les corrections terminées. Au final, très peu de retouches à faire, le texte se déroulait tout seul.

Orpheline est à nouveau un roman court, et paraîtra comme toujours dans la collection de Philippe Sollers, L'Infini. Le texte de quatrième de couverture sera disponible d'ici peu sur le site de Gallimard.

 

lundi 15 octobre 2012

Épuisante correction d'épreuves

Je suis en train de corriger les épreuves de Polaire, mon prochain roman à paraître en janvier 2013 chez Gallimard.

Beaucoup beaucoup de travail de retouche sur ce texte, d'abord sur la copie avec la lectrice-correctrice (impressionnante, comme toujours chez Gallimard), puis sur les épreuves également annotées très scrupuleusement et très finement par le second correcteur. Et j'ajoute encore quelques phrases décisives sur le jeu d'épreuves. Ces corrections se révèlent donc épuisantes, peut-être pas seulement en raison du travail méticuleux, mais plutôt parce que la trame romanesque elle-même me secoue.

Polaire paraîtra dans la collection L'Infini de Philippe Sollers, c'est un roman et le texte de quatrième de couverture sera disponible d'ici peu sur le site de Gallimard.

 

vendredi 5 novembre 2010

Correction d'épreuves denses

Je viens de recevoir les épreuves d'Un voyage humain, à paraître en janvier chez Gallimard.

Toujours la même émotion au contact de la première manifestation tangible de ce que sera le livre. Peu de corrections à faire sur ce texte que je connais presque par coeur, mais la relecture reste, ici plus encore que d'habitude, une expérience à part entière et particulièrement dense.

Un voyage humain est un roman, sortie prévue le 13 janvier 2011, toujours dans la collection L'Infini dirigée par Philippe Sollers. La quatrième de couverture sera en ligne dans quelques jours sur le site de Gallimard.

 
 

samedi 21 février 2009

Correction d'épreuves furtives

Les épreuves de L'homme pacifique étaient perdues ! le livreur express ayant fait son travail en dilettante, pendant trois jours on les a cherchées, et lundi matin j'ai même cru sentir souffler durant quelques secondes une petite brise d'inquiétude rue Sébastien-Bottin.

Finalement, on les a retrouvées, et avec cinq jours de retard j'ai pu les corriger, elles sont reparties chez Gallimard hier. Mais un moment ça m'a privé de sommeil et j'ai découvert à cette occasion combien j'étais attaché viscéralement à ce livre et combien la moindre petite chose qui pouvait menacer sa publication me rendait comme fou.

C'est donc un roman, sortie prévue en mai, la quatrième de couverture sera bientôt en ligne sur le site de l'éditeur.

mardi 14 octobre 2008

J'ai un nouvel éditeur

Heureuse surprise ce matin, entre le travail acharné sur un nouveau manuscrit et les obligations pénibles de la précarité : une grande maison d'édition accueille un de mes textes qui deviendra livre en mai 2009.

Plus de détails dans quelques jours. Très belle journée, donc, et d'ores et déjà très belle année 2008...

lundi 30 juin 2008

Nuage du carnet

Pour le dernier jour de juin, petit jeu : inclusion du texte du Carnet dans la machine à fabriquer des "nuages de mots" : Wordle. Il en ressort ce nuage de carnet, très révélateur :

En version intégrale, on obtient ça.

Et merci à François Bon, qui sait toujours tout avant les autres, et nous a fait découvrir Wordle sur son blog|journal du matin.

mardi 3 juin 2008

Empilement des projets = ralentissement du blog

Depuis quelques mois le rythme s'accélère et là cette fois, je n'arrive plus à dégager assez de temps pour écrire ici les billets que je devrais (par exemple à propos des récentes attaques contre la loi Lang sur le prix unique du livre).

Je suis entraîné par l'empilement des projets : des textes pour des revues, la réécriture fastidieuse d'un récit publié hors commerce, ou la mise au clair d'un gros livre en cours d'écriture. C'est pour ça que le blog se ralentit. Possible également que je suspende la chronique mensuelle.

J'aimerais tellement avoir mille bras, mais je n'y arrive pas encore...

lundi 5 mai 2008

Il y a quelque chose pour moi dans ce livre-là

C'est un livre que j'ai déjà lu, et peut-être même deux fois. Je m'étais replongé dedans par hasard il y a quelques semaines.


Je l'ai lu une nouvelle fois ces jours derniers. En quelques secondes, au bout de deux phrases, j'ai vu qu'était cachée dans ses pages une carte au trésor qui menait à une idée déposée là exprès pour moi (chaque lecteur passé et à venir bénéficie de la même chance). Il y a quelque chose pour moi dans ce livre-là.

Pendant que je lis les pages de cet ouvrage, je vois une personne, de sexe indéterminé, qui me regarde et sourit en pointant du doigt la tranche du volume. Elle veut me délivrer un message : je dois trouver ce que j'ai à écrire, je dois entrer dans le corps du texte et le fouiller à pleine main pour saisir entre mon pouce et mon index le diamant, non pas le diamant du livre (c'est une rivière de diamants, un fleuve de diamants, un incommensurable diamant liquide) mais celui qui m'est destiné, l'étincelle de mots qui a été écrite pour moi. Lorsque je l'aurai trouvée (et je sais que je ne suis plus très loin), il me suffira d'écrire d'une traite, en deux mois, ce que j'ai vu, d'expliquer les choses le plus simplement et méthodiquement possible, comme un convive lors d'un dîner raconte une anecdote qui lui est arrivée : il était une fois.

Et je crois que l'auteur de ce livre déjà écrit adore ça, je crois qu'il a publié son ouvrage pour ça, pour être exploré et faire naître d'autres livres à sa suite.

samedi 3 mai 2008

Honorer la commande

Ce n'est pas encore signé, mais c'est déjà topé. Mon deuxième livre devrait sortir au premier trimestre 2009, quatre années et une bourse CNL après le premier. C'est un roman inspiré d'une histoire vraie.

Il sera publié par une jeune maison d'édition qui est en train de construire un intéressant catalogue d'auteurs quadragénaires. Elle est bien distribuée (Belles Lettres), me donne un à-valoir, et accepte mes "10% syndical" de droits d'auteur.

Ce qui est intéressant, c'est que cette maison d'édition m'a sollicité par le biais de son directeur de collection. Pour schématiser, on m'a fait une commande. Ça se passait fin 2007 et comme je n'ai jamais publié de roman, c'était une commande flottante : j'écrivais, je donnais à lire au directeur de collection, il refusait ou il acceptait. Le corollaire, c'était que de mon côté, une fois le manuscrit achevé, je ne le proposais pas à un autre éditeur, je respectais ma dette intellectuelle, j'honorais la commande. Ce manuscrit n'aura donc circulé nulle part (seuls l'ont lu mon amoureuse, qui est ma meilleure lectrice, et mon nouvel éditeur).

Je sais quoi dire, mais que je ne sais pas comment le dire. C'est ici que la commande de texte est bienvenue. Ce que j'ai à dire, je le fais passer à l'intérieur du tuyau de la commande. Dans les trois prochains mois, il faut que j'écrive un texte pour une revue avec thème et un autre pour une exposition, et je sais déjà que je ne ferai pas ce qu'on me demande, j'en suis incapable : je ferai ce que j'ai besoin de faire, je composerai le texte dont j'ai besoin pour comprendre qui je suis.

Editeurs, vous pouvez passer commande, en règle générale je dis oui à tout.

lundi 31 mars 2008

Au miroir des auteurs classiques

Parfois, des amis me demandent pourquoi j'écris chaque mois la chronique d'une nouveauté chez les auteurs classiques, malgré le prix que ça me coûte en achats de livres (pour en choisir un, il faut en lire plusieurs), la difficulté à trouver ces rééditions et nouvelles éditions de textes d'auteurs classiques (de plus en plus rares) *, le temps que ça me prend pour lire puis écrire, en cumulant les retards mois après mois (je termine actuellement celle de février, alors que nous sommes en avril demain).


Je fais ça pour passer un texte souvent connu et que souvent je n'avais jamais lu, au filtre de ma vie quotidienne. Ces chroniques sont un journal littéraire : je me projette dans ma lecture. Je lis ce qui a été déjà lu des centaines de milliers de fois par des centaines de milliers de lecteurs et je tente d'y retrouver des traces de ma vie. Je fais comme si Voltaire, Flaubert, Saint-Simon, Michelet, Montaigne, avaient écrit pour le lecteur bizarre que je suis. Je me regarde dans le miroir des classiques. D'ailleurs, c'est une lecture subjectiviste au possible et je déconseille aux internautes de se servir de ces chroniques comme d'un corpus de référence (mieux vaut aller sur Wikipédia).

Le résultat est irrégulier, certains mois c'est presque n'importe quoi, ça a du mal à embrayer, ça se répète. D'autres mois, je fais une trouvaille tordue, je prends le texte par un biais inattendu, j'ai une fulgurance théorique, une étincelle créée par le silex de ce vieux texte.

Quoi qu'il en soit, et c'est là que je voulais en venir, l'important c'est de lire les auteurs du passé, puis de s'examiner au cours de cette lecture, et enfin d'écrire ce qu'on a vu et ressenti. Les éditeurs qui ont encore le courage de publier ce genre de textes (coup de chapeau en passant à Folio-classiques, GF-Flammarion, ou le Livre de Poche) créent une actualité qu'il faut commenter, objectivement comme un journaliste, mais aussi subjectivement comme un écrivain. L'éditeur procède à une émission, moi je transcris ma réception.

Et pour la question subsidiaire : pourquoi trouve-t-on dans mes chroniques des livres d'auteurs contemporains perdus au milieu des auteurs classiques, la réponse est : ce sont les exceptions qui confirment la règle, et aussi : je les vois comme des futurs classiques.

(*) Ceci est un appel : si vous êtes éditeur et que vous publiez un texte d'un auteur classique (jusqu'au XIXe siècle inclus), je suis intéressé par l'envoi d'un service de presse (éventuellement sous forme de fichier PDF).

jeudi 27 mars 2008

Comment s'écrivent les livres ?

Comment s'écrivent les livres ? ou plus exactement comment s'écrivent mes livres ? Je ne suis pas capable d'écrire des romans structurés, avec un début et une fin, avec des personnages et une forte cohérence. Moi, je suis quelqu'un d'incohérent. Et pourtant quelque chose tourne ! il se passe une rencontre entre le langage et la pensée, j'ai la vision d'un paysage de pensée et je le peins.


On peut parfaitement écrire des livres avec une succession de paysages que seule relie une continuité biographique. Jean Echenoz l'avait fait dans son Ravel, et un an avant lui Patrick Modiano avait publié Un pedigree. Ces deux romans font peu de révélations sur le musicien français et sur l'auteur-romancier, ils parlent d'autre chose, ils jouent une double partition. C'est un peu comme si le Nouveau Roman avait enfin découvert la poésie.

J'écris mes livres avec des morceaux, des morceaux de plus en plus petits, et pourtant les tableaux sont de plus en plus vivants. Parlant de Chardin, le peintre aux natures mortes, son contemporain Denis Diderot écrivait : "c'est la nature même ; les objets sont hors de la toile et d'une vérité à tromper les yeux". C'est mon objectif. Si j'osais, je dirais à mes lecteurs : "en me lisant vous n'avez pas voyagé ? vous n'étiez pas dedans ? alors je vous rembourse; satisfait ou remboursé" (je connais un libraire qui le fait avec ses clients).

Pour écrire mes livres, je dois vivre, voyager et rencontrer de nouvelles personnes qui me fassent changer. Je n'ai pas besoin de faire quoi que ce soit d'autre, même pas de prendre des notes : ma très mauvaise mémoire, qui oublie l'essentiel pour se concentrer sur l'accessoire, filtre la vie pour moi. Plus tard, il suffit de raconter ce qui s'est passé, ce qui s'est passé et rien d'autre, sans jugement postérieur ni interprétation.

Mais vivre prend beaucoup de temps et use la carcasse qui est aussi celle qui sera ensuite chargée d'écrire. Et on n'est pas certain qu'on aura assez de temps pour le faire.

PS : au final, ce que j'écris est tellement curieux que tout le monde voudrait me publier (trois éditeurs récemment : "je fais suivre", "je vois et je vous dis", "compliqué à éditer") mais que personne ne le fait.

lundi 10 mars 2008

Merci de ne pas m'envoyer de manuscrit

À mesure que la fréquentation de ce blog augmente, je reçois de plus en plus de mails d'auteurs qui cherchent à publier et qui me demandent des conseils. Certains m'adressent également en fichier attaché des manuscrits. S'il vous plaît, ne m'envoyez pas de manuscrit.

J'ai longtemps cherché à publier et aujourd'hui encore j'ai des manuscrits qui circulent sans trouver aucun éditeur, donc je comprends parfaitement la situation de l'auteur non publié et qui essaie par tous les moyens de trouver une prise sur la paroi (la littérature, parfois, c'est un peu de la varappe), une petite aide, un conseil.

Il peut m'arriver de donner mon avis à des (modestes) éditeurs ou responsables de (modestes) revues que je connais quand ils me font part de leur enthousiasme sur un manuscrit. Mais je ne suis pas du tout la personne qu'il faut pour les sélectionner, les faire retravailler, ou les défendre. Je ne suis pas éditeur, je ne dirige pas de collection, je ne suis pas "lecteur", je ne suis ami ni avec X. ni avec Y. (au passage : inutile de me demander comment contacter "directement" le célèbre auteur dirigeant la revue parisienne dans laquelle ont été publiés certains de mes textes, faites comme moi : écrivez ou téléphonez).

Martin Winckler a mis en ligne sur son blog une page intitulée "Pourquoi il ne faut pas m’envoyer votre manuscrit... ". Les raisons qu'il donne sont à peu près les mêmes que les miennes.

Pour résumer, merci de ne pas m'envoyer de manuscrit, tout simplement parce que

  • je n'ai pas le temps de les lire
  • je ne suis pas bon juge (pas éditeur)
  • l'écriture est une chose trop intime pour autoriser les conseils

Le mieux à faire pour ceux dont les manuscrits sont refusés par les éditeurs, c'est de mettre des textes en ligne, sous une forme adaptée à Internet, en ouvrant par exemple un blog. La chaîne des lecteurs se créera d'elle-même si les textes possèdent leur force.

 

lundi 8 octobre 2007

Divers : signature de la pétition "Touche pas à mon ADN"

Pour information, j'ai signé hier la pétition "Touche pas à mon ADN" demandant au Parlement de ne pas autoriser le recours aux tests ADN pour prouver une filiation lors d'un regroupement familial. Cette association des mots "ADN" et "immigration" est à mes yeux purement et simplement raciste.

 

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