CE MÉTIER DE DORMIR

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samedi 12 mai 2012

Le vrai monde intérieur (à propos d'Aveugles)

Découverte du livre de Sophie Calle Aveugles (Actes Sud, 108 p., 79 €) paru fin 2011.

La vie des aveugles m'attire depuis toujours. Je sais que la cécité est pour moi une éventualité et sa perspective ne me fait pas peur. Plusieurs grands écrivains sont devenus aveugles (Homère, Milton, Montesquieu, Joyce) et chaque fois que j'écris, j'écris les yeux fermés. En tant qu'auteur, le monde que je décris est en moi, pour la plus grande partie mes livres futurs ne doivent que peu de choses à ce que je vivrai, je raconte surtout ce dont je me souviens et ce dont j'ai rêvé. Quand je croise dans la rue un aveugle se promenant seul avec une canne blanche, j'admire son courage et sa liberté conquise sur le monde des voyants. Ce que les aveugles vivent m'intéresse au plus haut point.

Aveugles est un livre rare, comme tous les livres de Sophie Calle. Elle a interrogé des aveugles et elle reproduit leur réponse en vis-à-vis de leur portrait photographique. Il y a trois parties correspondant à trois projets successifs échelonnés sur vingt-cinq ans. Dans "Les aveugles" (1986), elle demande aux aveugles ce qu'est pour eux la beauté. Dans "La couleur aveugle" (1991), elle demande ce qu'ils perçoivent. Dans "La dernière image" (2010), elle demande ce qu'ils ont vu pour la dernière fois.

Il faut redire, pour ceux qui l'ignoreraient encore, combien Sophie Calle est un écrivain puissant : ses textes sont d'une brièveté et d'une force incroyable. Ces phrases des aveugles, elle les a choisies, réécrites, mises en forme, et au final elle crée une littérature qui nous confronte à ce qu'est la vision. La vision, c'est d'abord la pensée intime, la vraie vie intérieure. Les textes les plus troublants sont bien sûr ceux de la dernière partie du livre, les personnes ayant subitement perdu la vue et racontant la dernière image qu'ils ont vue.

Le texte du livre est également imprimé en braille.

Extraits :

"Le vert, c'est beau. Parce que chaque fois que j'aime quelque chose, on me dit que c'est vert. L'herbe est verte, les arbres, les feuilles, la nature... J'aime m'habiller en vert." (...)

"De mon mari, on m'a dit qu'il était beau. Je l'espère." (...)

"Un ciel étoilé, ça doit être beau. Une étoile, on dit que c'est une lumière mais qu'il y a peut-être des choses à l'intérieur." (...)

"Je voyais. Je voyais mal, mais je voyais. Un vendredi de février 1989, j'ai été opéré pour vue déficiente et me suis réveillé aveugle. Je n'ai pas de dernière image." (...)

"Et soudain, le brouillard. J'ai confondu les couleurs. Jaune et blanc se sont mélangés. Le soir même, j'étais aveugle."

 

jeudi 1 mars 2012

Autoportrait à grande vitesse (à propos de Vrouz)

Lecture passionnée du nouveau recueil de Valérie Rouzeau, Vrouz (Ed. La Table Ronde, 170 p., 16 €).

Vrouz est vraiment un livre magnifique. C'est un autoportrait composé en sonnets et on pense immédiatement à Villon pour la force de percussion, et aussitôt ensuite à Montaigne pour l'absolue sincérité. C'est une sorte de journal également, avec des voyages en train (ça va), en avion (là ça va moins bien, la poète affole les contrôles de sécurité), des passages chez le coiffeur, ou le médecin, avec des courses au supermarché, des cheveux blancs et un billet rose (dix euros), la lessive et le plaisir d'étendre cent mille mouchoirs carrés, la quarantaine et la jeunesse qui s'éloigne, l'éphéméride qui "fait [s]es rides".

Quelque soit la tristesse, la grammaire (la grand-mère) est là et sauve toujours des idées sombres, le fait de parvenir à penser directement en poésie, par les jeux de mots continuels, permet d'échapper sans cesse à un sort trop lourd, comme une acrobatie recommencée encore et encore, écrire c'est léviter.

Vrouz est un livre si exquis qu'il contient des notes de bas de pages, rassemblées à la fin du livre, que l'on peut lire ou pas, et qui commentent quelques uns des mille clins d'œil de l'auteur. On apprend ainsi que Vrouz est un mot inventé par le comédien Jacques Bonnafé, une contraction de ValérieROUZeau (d'où le verbe vrouzer : "ça vrouze !").

Je me suis demandé pourquoi moi qui habituellement ne lit jamais de poésie (à de quelques rares exceptions, et souvent des auteurs disparus), je suis chaque fois immédiatement touché par la poésie de Valérie Rouzeau. C'est probablement à cause de l'effet de vitesse de ses textes : c'est comme si elle était perpétuellement en déplacement et que ses phrases elles-mêmes couraient, le sens glisse et a toujours un coup d'avance, c'est une langue déjà ancrée dans le futur, Valérie Rouzeau c'est une course accélérée du langage, comment être à la fois la pensée qui a été est et sera. C'est comme si l'auteur de Vrouz était dans un train à grande vitesse filant vers le futur, ou plutôt comme si la poète était elle-même le train, et c'est nous qu'elle emporte.

Extrait :

"Bonne qu'à ça ou rien
Je ne sais pas nager pas danser pas conduire
De voiture même petite
Pas coudre pas compter pas me battre pas baiser
Je ne sais pas non plus manger ni cuisiner
(Vais me faire cuire un œuf)
Quant à boire c'est déboires
Mourir impossible présentement
Incapable de jouer ni flûte ni violon dingue
De me coiffer pétard de revendre la mèche
De converser longtemps
De poireauter beaucoup d'attendre un seul enfant
Pas fichue d'interrompre la rumeur qui se prend
Dans mes feuilles de saison."


NB : Voir aussi sur Poezibao la lecture d'Antoine Emaz et sur Remue.net celle de Jacques Josse, et dans Le Matricule des Anges de ce mois-ci tout un dossier sur Valérie Rouzeau.

 

jeudi 9 février 2012

La guerre invisible (à propos des Écrits de Maître Guan)

Je lis en ce moment les Écrits de Maître Guan (Les Quatre Traités de l'Art de l'esprit) (version bilingue) (Ed. Les Belles Lettres, 166 p., 25 €).

À côté des textes essentiels du taoïsme que restent le Tao Tö king de Laozi (dans l'incontournable traduction de JJL Duyvendak), et le Zhuangzi, il y a donc le Guanzi (Ve s. avant notre ère) que nous pouvons découvrir aujourd'hui grâce à l'extraordinaire collection "Bibliothèque chinoise" dirigée par Anne Cheng et Marc Kalinowski aux Éditions Les Belles Lettres

Les textes taoïstes se contentent de fixer noir sur blanc l'évidence du monde, mais encore faut-il l'écrire, et le faire passer en français, et précisément la traduction de Romain Graziani emploie une langue superbe, jamais sèche, toujours riche, précise et ample. Dans ce livre, on lit du français mais on respire du chinois, et on parvient donc, par la lecture, à voir s'ouvrir, très naturellement, le chemin du Ciel.

L'Art de l'esprit
dont il est question chez Maître Guan, c'est l'Art de vivre en accord avec le grand courant, avec le "cours naturel". Il n'y a pas à élaborer des théories complexes, juste à percevoir la direction du courant et les vraies dimensions du fleuve. Le Guanzi enseigne une grande sagesse qui nait par l'écoute maximale de l'état des choses.

Également, et parce que tout ce qui est vie est aussi guerre contre le néant qui veut la détruire, le taoïsme est la plus grande des stratégies, et cet Art de l'esprit est un Art de la guerre secret et souple, pour ainsi dire une technique de survie dans la guerre invisible.

Extraits :

"Celui qui évite en chemin les fléaux du Ciel,
Et ne rencontre pas l'hostilité des hommes,
On peut l'appeler sage." (...)

"Si autrui ne prend pas les devants, il n'y a pas à donner la réplique.
Si le Ciel ne prend pas l'initiative, il n'y a pas lieu de le suivre." (...)

"Tel est le gouvernement du sage :
Faire le calme en soi, se tenir en attente,
Ne nommer les choses que lorsqu'elles surviennent." (...)

"Tout comme celui qui passe un fleuve en barque s'accorde à l'onde." (...)

"À chaque problème sa solution : le fait même qu'il puisse ne pas y avoir de solution appropriée constitue aussi une solution" (...)

"Si tu excelles dans ce que tu fais, ne t'affiche pas trop."

 

mercredi 23 novembre 2011

Cœurs de rêves (à propos de La Digue)

En préparation de mon voyage au Japon, je lis des auteurs nippons, notamment du XXe siècle, et je découvre Uchida Hyakken, dont mes amis d'Atelier In8 viennent de publier La Digue (Atelier In8, 106 p., 12 €, trad. Patrick Honnoré), un livre très court mais très dense.

Hyakken (1889-1971) est un auteur japonais important, admiré par Mishima et que Kurosawa a pris comme héros de son dernier film en 1993.

La Digue est un petit livre saisissant, avec des nouvelles mystérieuses et belles, encore plus oniriques que fantastiques. En les lisant on a la sensation d'accéder à des cœurs de rêves, on marche dans cet autre monde auquel nous n'avons habituellement pas accès. Ces nouvelles font penser aux Chroniques de l'étrange chinoises de Pu Songling, ou aussi évidemment à Kafka (une des nouvelles contient d'ailleurs une métamorphose du narrateur en animal), mais en plus sec, en plus ramassé, avec pourtant parfois de soudaines visions poétiques très belles et un questionnement continu sur le sens à donner à sa propre existence.

Extraits :

"Mais puisque c'était le seul chemin et qu'il m'était difficile de refuser de marcher avec elle, je continuai à la suivre en silence. Il y eut une vague clarté d'un côté. Je tournai la tête et je vis des tubes, des flammes qui montaient en divers endroits de l'étendue des roseaux. De belles gerbes d'étincelles s'échappaient des tubes et montaient dans le noir avant de disparaître sans laisser une trace. D'autres feux d'artifice éclataient encore sporadiquement dans le ciel du même côté. C'était fascinant."
(...)

"En passant devant ces maisons, j'entendis mes pas renvoyer faiblement un écho, et je me souvins que j'étais déjà passé par ici. Je me souvenais de ce son en retard après chacun de mes pas, comme si j'étais poursuivi."


samedi 19 novembre 2011

Explorer (à propos du Godard d'Antoine de Baecque)

Ces jours-ci, lecture du Godard, la biographie écrite par Antoine de Baecque et parue l'année dernière (Grasset, 935 p., 25 €).

Même si parfois on peut ne pas être d'accord avec certaines appréciations du biographe, c'est un livre passionnant, un travail extrêmement fouillé et une mise en perspective de la vie, tourmentée, et du travail, acharné et permanent, de Jean-Luc Godard qui ne cesse pas d'explorer depuis 1954 ce qu'on appelle le "Cinéma".

Un million d'informations sur Godard, ses choix techniques, ses occupations privées, notamment ses voyages fréquents et souvent solitaires, les femmes qu'il a aimées (d'Anna Karina et Anne Wiazemsky jusqu'à Anne-Marie Miéville, sans oublier Myriem Roussel et Bérangère Allaux), sa façon de trouver et dépenser l'argent, ses lieux de vie (Paris, Grenoble, Rolle), ses dépressions, sa joie de vivre, son côté clown, ses rapports complexes avec ses collègues cinéastes, sa façon de diriger les acteurs, son foisonnement de projets successifs et parfois abandonnés.

J'admire depuis toujours le travail cinématographique de Godard, depuis À bout de souffle jusqu'à Film Socialisme, en passant par Le Mépris, Pierrot Le Fou, Prénom Carmen, ou Éloge de l'amour. Je vous salue Marie est de tous ses films mon préféré, pour de nombreuses raisons sur lesquelles il faudra que je revienne en détail un jour. Quant aux Histoire(s) du cinéma, elles forment un système théorique puissant et mon rêve le plus fou serait de parvenir à commencer à en écrire le début d'un pendant littéraire, des Histoire(s) de la littérature appuyées sur un montage de citations.

Extraits :

"[Truffaut : ] Le miracle du film [À bout de souffle], c'est qu'il a été fait à un moment de la vie d'un homme où, normalement, il ne fait pas de film. On ne fait pas de film dans le dénuement, dans la tristesse." (...)

"L'essentiel pour un cinéaste, confiera-t-il, c'est de s'entraîner, comme un joueur de tennis (...). Ce qui faisait la force des cinéastes d'Hollywood, c'est qu'ils tournaient tout le temps, même des bouts d'essai, pour garder la forme." (...)

"[à propos de sa société Sonimage, installée à son domicile] Godard parle quant à lui d'un 'atelier qui permette de travailler un peu comme un romancier' : 'Un romancier qui a besoin d'avoir à la fois une bibliothèque pour savoir ce qui s'est fait, pour accueillir d'autres livres, pour ne pas lire que ses propres livres; et en même temps, une bibliothèque qui serait aussi une imprimerie. Pour moi cet atelier, c'est un studio de cinéma qui est en même temps un bibliothèque et une imprimerie'." (...)

"Jean-Luc Godard a toujours un projet en cours. C'est une des caractéristiques du cinéaste quelles que soient les époques : il ne sait pas vivre sans, acceptant les commandes, suscitant les films, provoquant des rencontres, invitant des personnes qui l'intéressent, n'hésitant pas à voyager, à ses frais, quand une idée lui vient à l'esprit" (...)

"[Alain Bergala : ] On attendait. [...] Il me disait souvent : 'Ce n'est pas grave, on est payés au mois' ." (...)

"[Pendant la préparation de King Lear] Il disait sans cesse : 'Je suis libre de faire le film que je veux, mais je ne sais pas ce que je veux'."

NB : Les plus récentes interviews de Godard sont le long entretien vidéo donné à Mediapart en mai 2010 et l'entretien avec Laure Adler sur France-Culture en septembre dernier.

 

lundi 12 septembre 2011

L'espace vide (à propos des Oiseaux de paradis)

Je viens de lire Les oiseaux de paradis (Ed. Joëlle Losfeld, 126 p., 13,50 €) de Lise Benincà, très beau livre sur la mort, sur l'absence du compagnon décédé accidentellement, racontée par celle qui reste seule.

L'annonce du décès, l'incinération, puis l’apprentissage de l'existence après, la description de cet espace vide qu'est l'absence définitive, et aussi une méditation sur la condition d'êtres vivants temporaires (Buffon est souvent cité, le Muséum d'histoire naturelle est très présent). La veuve, sa sœur, la sœur du défunt, la mère du défunt, plusieurs femmes réagissent à ce décès (des femmes, mais jamais d'hommes ou presque). Beaucoup de distance, de force poétique, de fausse simplicité et de grande complexité dans ce livre de Lise Benincà, qui avait déjà signé en 2008 Balayer fermer partir. Pour ce deuxième ouvrage, sa voix s'approfondit et développe davantage encore son mystérieux toucher. Le meilleur livre que j'ai lu pour l'instant dans cette rentrée littéraire.

Extraits :

"Je vis et je dors contre l'espace vide de Samuel, sa place dans le lit laissée vide, sa place dans l'appartement laissée vide, sa place dans le monde laissée vide aussi." (...)

"Le silence inhabituel du soir, les deux oreillers, les placards pas encore vidés, la radio le matin qui ne s'allume plus toute seule, c'était lui, quand je me levais, les informations qu'il écoutait avant de partir, les deux brosses à dents, je n'arrive pas à jeter sa brosse à dents ai-je dit à Flavie" (...)

"Elle dit : Dites-moi qu'il reviendra je vous en supplie dites-moi qu'il reviendra je vous en supplie dites-le moi" (…)

"Donner de petites gorgées d'eau à l'oiseau, des miettes de pain imbibées de jaune d'œuf déposées dans le creux de son bec, observer, la vie qui palpite en lui et qui peut-être choisira de rester. Qui n'a pas mis un jour tous ses espoirs dans la survie d'un oiseau ?"


 

mercredi 31 août 2011

Proust (chronique d'août)

Sortie d'une nouvelle édition de Du côté de chez Swann* de Marcel Proust (Point deux, 864 p., 9,90 €)**, dans une reliure surprenante mais finalement pratique, et c'est la chronique de nouveauté du mois d'août.

* Voir la version numérique gratuite du texte.
** Voir la présentation du livre papier sur le site de l'éditeur.

 

samedi 30 juillet 2011

Céline (chronique de juillet)

Sortie en poche des Lettres à la N.R.F.* de Céline (Gallimard, Folio, 247 p., 5,70 €)*, c'est la chronique de nouveauté du mois de juillet.

* Voir la présentation du livre papier sur le site de l'éditeur.

 

vendredi 22 avril 2011

Déployer sa colère (à propos de Ce que j'appelle oubli)

Lecture du nouveau livre de Laurent Mauvignier, Ce que j'appelle oubli (Ed. de Minuit, 62 p., 7 €).

Ce livre est librement inspiré d'un fait divers survenu à Lyon en décembre 2009 : après avoir volé une bière dans un supermarché, un homme avait été interpellé par les vigiles qui l'avaient battu à mort. Ce fait divers effroyable avait beaucoup choqué (voir notamment ce texte de François Bon).

Ce que j'appelle oubli est un livre exceptionnel, un hommage à cet homme rejeté par la société et lâchement assassiné, un tombeau au sens artistique du terme. Laurent Mauvignier se fait l'avocat littéraire de cet homme, il lui rend la parole et transcrit ses derniers instants dans cette sorte de lettre adressée au petit frère de la victime. Le livre est écrit dans un souffle, une seule phrase parfaitement équilibrée, jamais ni trop rapide ni trop lente, qui balaie toute la vie et toutes les pensées de cet homme, mais aussi de ceux qu'il a croisés, en pivotant d'une voix à l'autre pour mêler alternativement les monologues intérieurs de chacun.

Mauvignier a toujours cette impressionnante capacité à déployer sa colère, à tenir la phrase assez haute pour ça, afin de pouvoir imprimer cette colère sur les lecteurs, donc sur le monde. Et toujours cette profusion de détails, qui s'accumulent comme des flashs, incroyable technique d'écriture servie par un style abrupt, mais d'une verticalité multiple.

Extraits :

"car alors que lui était vide de tout ils ont pris son corps pour le remplir et le gaver des défauts dont ils voulaient se débarrasser, eux, comme un sac à remplir de pierres, de gravats, de déchets, et il s'est retrouvé gros et difforme de leurs mensonges"  (...)

"alors je ne me plains de rien sauf d'avoir glissé trop vite, si vite, dans la mort, de ne pas avoir su résister un peu, mais, je te l'ai dit, toujours cette connerie d'espoir qui me fait croire que ça va s'arranger"

 
NB : À lire impérativement, pour les amateurs de Laurent Mauvignier, l'excellent dossier que lui consacre la revue Décapage dans son N°43 Printemps-Été 2011.
    
 

lundi 28 février 2011

Kafka (chronique de février)

Parution en poche des Lettres à Max Brod * de Franz Kafka (Ed. Rivages, Poche, 473 p., 10,50 €) et c'est la chronique du mois de février.

* Voir la présentation sur le site de l'éditeur.

 

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