CE MÉTIER DE DORMIR

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeudi 1 décembre 2016

À l'Académie française, sous la coupole pour la remise du prix Henri de Régnier

J'étais cet après-midi sous la coupole de l'Institut de France, reçu en séance publique avec une soixante d'autres auteurs lauréats des Prix littéraires 2016 de l'Académie française, Une jeunesse de Blaise Pascal ayant reçu le prix Henri de Régnier.

Ce fut une forte après-midi et je remercie l'Académie française de m'avoir remis ce prix et permis d'être présent à cette cérémonie.

Il y aurait bien sûr tout un livre à écrire sur cet événement, mais j'évoquerai seulement ici l'impressionnant rituel de l'arrivée des académiciens au son des tambours de la Garde Républicaine, symbole de la soumission du pouvoir militaire au pouvoir civil, et deux heures plus tard la sortie des invités dans la cour entre une haie d'honneur des mêmes militaires sabres au clair.

Le palmarès des prix 2016 de l'Académie française comprenait au total cette année 69 lauréats.

 

samedi 19 novembre 2016

Hommage aux correcteurs

Je remets à la une ce billet du 7 janvier 2010 pour soutenir les correcteurs, qui sont actuellement en lutte pour une amélioration de leurs conditions de travail. Signez leur pétition : "Non à la précarité des correcteurs dans l'édition".

Long et bel article d'Édouard Launet dans Libération de ce matin à propos du travail des correcteurs d'épreuves, particulièrement dans les maisons d'édition.

C'est une des choses qui m'ont le plus impressionné en arrivant chez Gallimard : le soin apporté à la correction. Le préparateur de copie qui s'est occupé de L'homme pacifique l'avait lu et compris vraiment en profondeur et m'a fait des propositions que j'ai à peu près toutes acceptées. Il m'a aussi forcé (mais j'avais toujours le dernier mot) à trouver des solutions à de vrais problèmes de logique et de syntaxe. Et ensuite, la correctrice des épreuves a également été parfaite, j'ai tout validé à une seule exception près.

Donc, comme auteur, oui, vraiment : hommage aux correcteurs, indispensables passeurs de nos textes, et aussi : solidarité avec leurs revendications sociales.

 

lundi 10 octobre 2016

Longues corrections d'épreuves

Après mille événements privés imprévus, je viens de renvoyer à Gallimard les épreuves corrigées de La sainte réalité, mon prochain roman à paraître en janvier 2017.

Le roman porte comme sous-titre Vie de Jean-Siméon Chardin et il a fallu recueillir quantité d'informations sur la biographie et surtout les tableaux du peintre, l'un des plus grands du XVIIIe siècle et pourtant souvent oublié quand on évoque cette époque. Aller aussi observer les toiles, chaque fois qu'elles étaient visibles, le plus souvent au Louvre. Et surtout vérifier les dates, les patronymes, les prénoms, les lieux, la dénomination des objets peints, l'Histoire en général, bref ce fut long et minutieux. Il restera peut-être des micro-erreurs, mais on aura fait le maximum, un grand merci aux correcteurs, notamment la préparatrice de copie.

Ce roman est un peu plus gros que mes livres précédents et il paraîtra comme toujours dans la collection de Philippe Sollers, L'Infini. Le texte de la quatrième de couverture devrait être en ligne d'ici peu sur le site de Gallimard.

 

vendredi 2 septembre 2016

Changer de vie (à propos du Garcon, scènes de la vie provinciale)

Je viens de finir la lecture du roman d'Olivia Resenterra Le garçon, scènes de la vie provinciale (Ed. Serge Safran, 139 p., 15,90 €), un livre qui sort du lot au milieu d'une rentrée littéraire un peu terne.

Le roman raconte l'histoire d'une mère âgée et de sa fille célibataire qui vivent sous le même toit dans une petite ville de province, jusqu'au jour où quelque chose se passe qui pousse la plus jeune des deux à envisager de changer de vie. Le livre, assez court, garde une fin très ouverte qui accentue encore sa puissance. C'est un premier roman et une grande réussite : précis, rapide, parfois drôle, émouvant, sans concession. Très maîtrisé et avec une note continue légèrement mélancolique qui est particulièrement touchante.

Olivia Resenterra n'est pas complètement une inconnue, il y a quatre ans elle avait déjà publié un essai très vif sur les personnages féminins dans la littérature et le cinéma : Des femmes admirables, portraits acides (Ed. PUF, 2012).

 Extrait :

"Parfois, elle se prend à rêver : le garçonnet aurait eu les cheveux bruns et bouclés, un air frondeur et les mollets musclés. Un petit sportif qui aurait également su chanter et jouer aux échecs. Il aurait volontiers délaissé ses camarades pour partir avec elle en promenade. Chemin faisant, il lui aurait nommé les oiseaux et les fleurs des champs."

 

lundi 1 août 2016

"La Mer de la Tranquillité", roman (en téléchargement gratuit)

Comme tous les deux ans, je mets en ligne l'intégralité d'un roman récent et encore inédit. Le texte de 2016 s'intitule La Mer de la Tranquillité.

Il s'agit d'un roman autour de la vie de l'astronaute américain Neil Armstrong (1930-2012), le premier homme à avoir marché sur la Lune en juillet 1969. Le texte est disponible gratuitement dès maintenant sur marcpautrel.net aux formats numériques PDF et ePub.

(Photographie de la Lune prise par Apollo 11 en juillet 1969, © NASA)

Premières lignes :

"Un dimanche matin, en allant à l’église, ils aperçoivent sur le terrain qu’ils longent un avion immobilisé. Pendant qu’ils marchent l’avion se met à bouger, il roule, il accélère, puis lentement il quitte le sol, comme si des fils invisibles le hissaient à l’intérieur de sa course, et bientôt il s’élève, il grimpe un escalier caché dans le ciel et en quelques minutes il n’est plus qu’un petit point sombre au milieu des nuages. Puis il revient, se rapproche rapidement, fait un large virage, il plonge vers le sol et bientôt atterrit, lentement, tel un immense pélican qui se poserait sur l’eau."


 

samedi 16 juillet 2016

La Baule, Mathias Enard et Olivier Cadiot à Écrivains en bord de mer

Toujours en voisin, j'assistais à la suite des rencontres d'Écrivains en bord de mer, avec notamment Mathias Enard suivi par Olivier Cadiot.

Mathias Enard, très en verve, a parlé de son dernier roman, Boussole (Ed. Actes Sud, Prix Goncourt 2015), de l'évolution de son écriture depuis Zone (Ed. Actes Sud, 2008), puis de l'orientalisme qu'il a mis en regard avec l'actualité la plus récente au Moyen-Orient.

Olivier Cadiot, quant à lui, a d'abord fait une lecture très incarnée de son Providence (Ed. POL, 2015) puis a parlé de son dernier livre, Histoire de la littérature récente (Ed. POL), avant de répondre aux questions de Tanguy Viel, dans un dialogue très drôle et bien sûr de très haut vol entre deux tels auteurs.

Les vidéos des interventions des 27 invités de cette 20e édition d'Écrivains en bord de mer devraient être disponibles en ligne sur le site du festival d'ici quelques semaines, comme chaque année.

 

vendredi 15 juillet 2016

La Baule, François Bon et Catherine Millot à Écrivains en bord de mer

Passage, pour la troisième journée consécutive, au festival Écrivains en bord de mer de La Baule où j'ai assisté aux rencontres successives avec François Bon puis Catherine Millot.

François Bon a présenté, avec son énergie habituelle, la vie et l'œuvre de l'auteur américain Howard Phillips Lovecraft dont il re-traduit les textes depuis plusieurs mois (aux Éditions du Seuil) et sur les traces duquel il est parti lors d'un séjour à Providence aux États-Unis pendant l'été 2015. À noter que François Bon s'est lancé également dans la traduction et la publication (sous son propre nom d'éditeur, faute d'autre éditeur intéressé) en version bilingue du Commonplace Book, le carnet de travail d'H.P. Lovecraft.

Catherine Millot, quant à elle, a répondu, avec beaucoup de douceur et d'émotion, aux questions de Philippe Forest. Elle a parlé de ses nombreux livres, parus pour la plupart aux Éditions Gallimard dans la collection "L'Infini", particulièrement O Solitude et le très beau La vie avec Lacan. À propos du célèbre psychanalyste dont elle a partagé la vie, elle a dit notamment, pour souligner l'importance de sa trace  : "Lacan outre-passait". Elle a également lu les premières pages du livre, d'une profondeur et d'une netteté absolue, comme le reste du volume.

 

jeudi 14 juillet 2016

La Baule, Christian Garcin et Tanguy Viel à Écrivains en bord de mer

Deuxième journée dans le public du festival Écrivains en bord de mer à La Baule, où j'ai cette fois assisté aux lectures de Christian Garcin puis de Tanguy Viel.

Christian Garcin a lu un extrait des Vies multiples de Jeremiah Reynolds (Ed. Stock) puis a répondu aux questions de Guénaël Boutouillet. Grande modestie, toujours, et puissance "architecturale" de Christian Garcin, inépuisable et prolixe auteur, la discussion a balayé tous les aspects du livre et aussi ses projets en cours : documentation et densité du roman, Moby Dick et Melville, sa nouvelle traduction des nouvelles d'Edgar Allan Poe, etc. Passionnant.

Tanguy Viel, lui, nous a donné en primeur des extraits son roman à paraître en janvier 2017, Article 353 du code pénal (Ed. de Minuit) en en lisant deux longs passages. J'ai été assez impressionné à la fois par sa façon de lire, rapide, légère, intense et sincère, et par le texte lui-même, redoutable d'efficacité et en même temps teinté d'une certaine mélancolie, une forme de tristesse. Hâte de lire le livre.

 

mercredi 13 juillet 2016

La Baule, Chloé Delaume et Philippe Forest à Écrivains en bord de mer

Je suis passé, en voisin de villégiature, au festival Écrivains en bord de mer à La Baule, écouter Chloé Delaume suivie de Philippe Forest, qui présentaient chacun des extraits de leur roman respectif à paraître à la rentrée, et répondaient ensuite à quelques questions de Bernard Martin dont le festival fête cette année ses 20 ans d'existence.

La première a lu les deux premiers chapitres de son roman Les sorcières de la République (Ed. du Seuil). C'est une grande fresque uchronique et politique, dans laquelle Chloé Delaume s'éloigne de l'autofiction, un texte à la fois très drôle et très engagé, dont l'histoire commence lors de l'élection présidentielle de 2017 et se déroule jusque dans les années 2060.

Philippe Forest, quant à lui, a lu des extraits de son roman Crue (Ed. Gallimard). Le texte décrit, au travers des mutations d'une grande ville, notamment les disparitions successives que subit le narrateur, à commencer par celle énigmatique de son chat. Ambitieux et très intéressant au vu des deux passages livrés ici en avant-première par l'auteur.

 

jeudi 23 juin 2016

Le prix Henri de Régnier de l'Académie française 2016 pour "Une jeunesse de Blaise Pascal"

Grande joie d'apprendre que l'Académie française a choisi de décerner le prix Henri de Régnier 2016 à Une jeunesse de Blaise Pascal (Gallimard). Mille mercis aux immortels !

 

- page 1 de 41