CE MÉTIER DE DORMIR

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mardi 30 juin 2009

Silence de l'écriture

Au fil de son petit journal, François Bon relève ce matin que de plus en plus de blogs sont au ralenti.

C'est vrai, il y a moins de billets dans le Netvibes, certains blogs se sont même tus (celui d'Emmanuelle, qui manque beaucoup), d'autres se sont mis en pause et reviennent de temps en temps (celui de Berlol). Beaucoup réduisent la fréquences des billets, à commencer par moi*.

Pourquoi ? les autres je ne sais pas, mais chez moi c'est tout simplement le travail. Le silence des blogs d'écrivain, c'est aussi le silence de l'écriture. A moins de composer tout son livre en ligne et en direct (mais je ne suis pas sûr que mon éditeur accepterait ça, ni moi de montrer toutes les errances, toutes les hésitations du début du manuscrit), on écrit sans bruit.

On n'a qu'un seul corps, lorsqu'il est totalement monopolisé sur un manuscrit, c'est-à-dire le texte que l'on propose à l'éditeur pour qu'il le transforme en livre si il lui plait, on a du mal à écrire en plus des billets sur le blog. On se lève, on écrit, on mange, on va faire sa promenade, on écrit, on mange, on se couche, on rêve, on se lève, on écrit. Et il ne reste plus d'heures pour autre chose.

* j'ai même du mal à tenir mon carnet, c'est dire.

samedi 20 juin 2009

Comment choisir un seul livre ?

Petit exercice très intéressant autour d'un texte pour un ouvrage collectif dont le thème est "Un livre".

On me demande d'écrire sur un livre, celui que je veux. Alors, lequel ? La Bible ? La Recherche ? Le livre que je suis en train d'écrire ? Le livre que je suis en train de lire (plusieurs) ?

Et comment choisir un livre (au passage : quel hasard nous fait ouvrir un livre plutôt qu'un autre ?) ? Comment choisir un seul livre ? Et peut-on choisir un livre unique, ce qui exclurait tous les autres ? Ou alors le Dictionnaire (qui est aussi un livre) ? Ou finalement décrire le livre que constitue toute la bibliothèque elle-même, le livre de Babel ?

dimanche 14 juin 2009

L'Heidelberg de Bacalan

La machine à imprimer par typographie Heidelberg, dite platine Heidelberg, est une imprimante qui n'est plus utilisée aujourd'hui, il en reste très peu dans la région, surtout en état de marche.

A Bordeaux, dans le quartier de Bacalan, les Editions Pleine Page en possèdent une. Cette Heidelberg a été fabriquée dans les années 1960 en Allemagne et acquise en 1989 par Pleine Page. Aujourd'hui ils ne l'utilisent plus, même s'ils viennent tout de même de publier un ouvrage d'Alain Amanieu et Martin Lartigue entièrement réalisé sur cette machine par leur typographe Jean-Luc Buys. C'est lui qui hier accueillait les curieux pour une journée portes ouvertes "Typo" chez l'éditeur.

Petite discussion avec Jean-Luc Buys à propos des caractères (rangés dans des tiroirs appelés casses), leur usure toujours trop rapide, la singularité de certains (comme l'Anglaise, penchée, dont les caractères ne sont pas rectangulaires mais triangulaires). Au final grand plaisir de découvrir la typographie et voir tourner cette machine qui sous nos yeux marquait du sceau littéraire une par une les feuilles de papier.

Une idée aussi : écrire un jour l'autobiographie de cette Heidelberg. Je suis certain que cette platine Heidelberg a, d'une façon ou d'une autre, gardé la mémoire de toutes les phrases qu'elle a pressées depuis qu'elle est sortie de l'usine. J'appellerais ce livre : L'Heidelberg de Bacalan.

vendredi 12 juin 2009

Le "Bordeaux intérieur" (à propos de Bordeaux)

Beau texte de François Mauriac, que ce Bordeaux (Ed. L'Esprit du Temps, 92 p., 9,50 €) écrit pour une revue en 1925.

L'auteur alors quadragénaire, ami de Proust et un de ses premiers vrais admirateurs, est déjà un romancier célèbre (le Baiser au lépreux, Genitrix sont sortis peu avant). Dans ce texte il se livre, tout en décrivant sa ville natale.

Mauriac montre notamment comment il est attaché à cette ville et comment elle est attachée à lui. Il explique que le lieu, de naissance, de vie, ou simplement de pensée, influence l'écriture, et c'est ce qu'il appelle "mon Bordeaux intérieur".

Extraits :

"Une muraille de la Chine séparait pour moi la Guyenne du reste de l'univers" (...)

"S'il n'avait jamais vécu qu'à Bordeaux, Proust aurait pu écrire un livre pas très différent de Du côté des Germantes." (...)

"Bordeaux (et je désigne sous ce nom toute la matière de mon oeuvre) finit toujours par absorber ce que me fournit la réalité quotidienne; toute oeuvre due à une suggestion du présent avorte, si elle n'éveille une correspondance dans mon Bordeaux intérieur." (...)

"Bordeaux te rappelle cette saison de ta vie où tu étais entouré de signes que tu ne sus pas interpréter."

mercredi 10 juin 2009

Les blogs dorénavant protégés par la Constitution

C'est l'arroseur arrosé : le gouvernement veut bâillonner Internet en arguant de la protection des intérêts commerciaux des grands producteurs de biens culturels, et il se retrouve avec une constitutionnalisation de la liberté d'expression sur Internet.

La décision du Conseil constitutionnel annulant la coupure de l'accès Internet dans la loi Hadopi est claire : la liberté d'expression au XXIe siècle s'exerce aussi par le moyen d'Internet. La liberté d'expression par les blogs est dorénavant protégée par la Constitution en France, et c'est probablement un des premiers pays au monde qui accorde d'une telle protection. Internet, malgré les dangers qui le menaçait, ne subira sans doute pas le sort de l'imprimerie en son temps (censure, prison pour les imprimeurs et les auteurs), une page se tourne.

En tant qu'ancien étudiant en droit, je ne me lasse pas de lire cette motivation du Conseil, appuyée sur un texte fondateur âgé de 220 années et toujours jeune :

"Considérant qu'aux termes de l'article 11 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 : " La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi " ; qu'en l'état actuel des moyens de communication et eu égard au développement généralisé des services de communication au public en ligne ainsi qu'à l'importance prise par ces services pour la participation à la vie démocratique et l'expression des idées et des opinions, ce droit implique la liberté d'accéder à ces services [de communication au public en ligne]."

mardi 9 juin 2009

Bordeaux, Claude Lanzmann chez Mollat

Escale de Claude Lanzmann à Bordeaux, venu présenter à la librairie Mollat Le lièvre de Patagonie (Ed. Gallimard) devant une salle archi-comble.


Claude Lanzmann s'excuse d'abord en disant lorsqu'il s'assoit : "je suis à bout de souffle et à bout de force", mais une fois la discussion lancée il s'anime, prenant d'entrée amicalement le contre-pied du modérateur de la rencontre : "non, le livre est drôle, le livre est espiègle, il y a des histoires d'amour, des histoires de sexe il ne faut pas le nier, il y a tout cela, c'est un drôle de livre".

Le directeur de la revue Les Temps modernes raconte alors plusieurs épisodes de sa vie, et notamment il relate son voyage en Patagonie comme s'il était un livre magnifique, il écrit rien qu'en parlant, c'est saisissant.

Il parle aussi de Shoah, comment il a compris qu'il devait venir tourner son film sur les lieux lorsqu'il a vu que Treblinka avait une gare encore en activité : "j'étais comme une bombe mais le détonateur manquait, ça a été le détonateur". A propos des larmes du coiffeur dans Shoah, il dit : "les larmes du coiffeur, elles sont précieuses pour moi, c'est le sceau de la vérité. Ce n'est pas une scène sadique comme des cons l'ont dit, c'est une scène fraternelle".

Claude Lanzmann explique également que le livre commence par "des réflexions sur les différents modes d'administration de la mort" et "se termine par la façon dont a été tourné Shoah, et Shoah, qu'est-ce que c'est sinon la mort administrée". Mais entre les deux, "le livre est un hymne à la vie. Il n'y a que la vie, c'est ce que je pense profondément. Il n'y a que la vie. La seule transcendance pour moi c'est la réincarnation, et j'espère me réincarner en lièvre".

(Le podcast de la rencontre devrait être en ligne d'ici peu sur le site de Mollat.)

lundi 1 juin 2009

Le sud-ouest du monde

Travail ces jours-ci à une contribution pour un ouvrage collectif sur l'Aquitaine.

On m'a demandé, ainsi qu'à d'autres auteurs, d'évoquer ce que Roland Barthes en 1977 appelait dans une magnifique formule : "La lumière du Sud-Ouest". Je vais essayer d'expliquer pourquoi l'Aquitaine est à elle seule le sud-ouest du monde. Long et délicat à écrire mais passionnant de creuser ce mystère géographique. Plus de détails bientôt.

lundi 18 mai 2009

Tracer sa route (à propos de Bob Dylan, une biographie)

En général, un écrivain a une conscience aiguë de sa propre destinée, il a la vision de sa propre biographie, d'où l'intérêt des biographies écrites par des écrivains, en l'occurrence ici celle de Bob Dylan écrite par François Bon : Bob Dylan, une biographie (Livre de Poche, 478 p., 6,95 € - Première édition Albin Michel 2007, postface inédite de février 2009)

Première phrase du livre : "C'est soi-même qu'on recherche."

Bob Dylan est un mystère, il a un parcours chaotique, il prend durant sa vie (pas encore terminée) des décisions bizarres, intuitives, irraisonnées, il a un rapport à l'amitié et à la fidélité étrange, il copie, s'inspire, s'appuie sur autrui (voir l'étonnante relation de Dylan avec Joan Baez qui l'impose sur scène à ses débuts), il commet des erreurs, fait scandale, mais il s'en moque, il se relève de toutes les chutes. Seule compte une chose pour Dylan : tracer sa route. François Bon passe toute la vie connue de l'auteur de Don't Think Twice, It's All Right au tamis et tente d'expliquer, titre de l'introduction du livre, "Comment devient-on Bob Dylan".

François Bon a écrit également une histoire des Rolling Stones et une de Led Zeppelin, mais ici il signe la biographie d'un homme seul, un auteur compositeur interprète, et donc on peut lire aussi dans cette "vie de Dylan", par éclipses, des projections autobiographiques de François Bon* lui-même (faisons un rêve : que tout écrivain compose, au moins une fois dans sa vie, une autobiographie).

Dernière phrase du livre : "J'ai pensé appeler ce livre, un temps : Solitude de Bob Dylan."

Extraits :

"Ce qui surprend, dans la marche en avant de Bob Dylan, c'est sa capacité, à chaque étape, d'oublier aussitôt la précédente. On prend pied dans un monde, on efface les autres" (...)

"Dylan, c'est autre chose : assez fin, assez rusé, assez dur." (...)

"Il y a, avant de changer le monde, les murs du métier à briser. Il est invité cependant à plusieurs émissions de radio, quelque chose s'élargit" (...)

"Le génie de Dylan, c'est de ne pas dévoiler ses sources" (...)

"On réenregistre Visions Of Johanna, et ce n'est pas encore ça. Qu'est-ce qu'il entend, intérieurement, qu'il ne parvient pas à obtenir de ses musiciens ?" (...)

"Si on se lance dans une biographie, c'est aussi pour y recueillir, à suffisant grossissement de microscope, ces graviers qu'on garde, et qui nous déplacent dans notre propre rapport au langage."


* Dont on attend avec impatience le nouveau roman, L'incendie du Hilton, annoncé pour septembre.

vendredi 15 mai 2009

Artiste et écrivain, je suis contre la loi Hadopi

La loi dite "Création et Internet" (ou Hadopi) a donc été adoptée.

J'ai déjà parlé ici de cette loi visant, sous couvert de lutte contre le piratage audiovisuel, à surveiller et contrôler l'utilisation d'Internet. La loi Hadopi est une stupidité démocratique, une stupidité sociale et une stupidité technologique (toutes les barrières seront inutiles, rien n'arrête l'appétit de liberté). Mais ce qui m'énerve le plus ces jours-ci, c'est d'entendre ici ou là des gens expliquer que les artistes seraient favorables à cette loi*.

Moi je suis artiste, je suis écrivain, et je suis contre la loi Hadopi. Je suis pour la libre diffusion des oeuvres sur Internet, je suis contre le fait qu'une Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des Droits sur Internet (HADOPI) contrôle la diffusion de mes textes. J'ai le droit de diffuser librement et/ou gratuitement ceux de mes textes pour lesquels je n'ai pas signé de contrat avec mon éditeur, et personne n'a à contrôler préalablement cette diffusion : cela s'appelle la liberté d'expression et la liberté de publication. Cette Haute autorité, par sa dénomination même, constitue un danger pour tous les artistes.

Au final malgré tout, il y a une conséquence comique au vote de cette loi Hadopi, c'est l'énorme accélération du téléchargement qu'elle provoque : un ami, grand amateur de musique MP3 et de films et séries TV, me disait hier que grâce à la multiplication des blogs donnant des conseils pour se protéger d'Hadopi, il avait découvert des nouvelles méthodes, plus rapides et plus efficaces, pour se procurer toutes ses oeuvres préférées, et que jamais il n'avait autant téléchargé que depuis deux mois ...

* Heureusement, d'autres artistes, plus jeunes et mieux informés, ont pris position contre Hadopi, voir la "Lettre ouverte aux spectateurs citoyens" de 13 personnalités (dont Catherine Deneuve et Paulo Branco) ou la tribune du cinéaste Eric Rochant. Sans oublier les auteurs avec blogs, majoritairement contre Hadopi, à commencer par François Bon et l'équipe de Publie.net. 

jeudi 7 mai 2009

Sortie de "L'homme pacifique" (Ed. Gallimard)

Mise en vente aujourd'hui de L'homme pacifique, Éditions Gallimard, collection L'Infini, 66 pages, 10,50 €.

Il faudrait plus qu'un billet de blog pour raconter l'histoire à rebondissements de ce court texte, les mystères de son écriture, sa destination d'abord privée, sa découverte fortuite par un collègue et grand aîné qui m'incite à le rendre public, son passage à l'état de manuscrit, et enfin sa publication par Philippe Sollers chez Gallimard.

La quatrième de couverture :

    "C'est un homme trop doué pour son espace de vie, né aux pieds d'un immense château-fort au cœur d'une petite ville, et qui subit sans plainte année après année les mauvais coups du sort. Mais il ne cède pas à la colère, il refuse cette guerre que lui font les fantômes. Avec sa femme, il part habiter aux portes de la ville : il construit face à la forêt et s'entoure de secrets.
    Il marche dans la ville, il parle à tous ceux qu'il rencontre, il regarde, il écoute, il parle encore, il entretient sa mémoire, il garde le souvenir des lieux et de leurs habitants, il les connaît tous et il n'oublie jamais rien. Il se cache dans la forêt et envie ces milliers d'arbres qui soutiennent le ciel."

dimanche 3 mai 2009

À Crest, au Salon de la petite édition

Invitation, en compagnie d'Emmanuelle, au Salon de la petite édition de Crest.

Très grand plaisir de faire la connaissance de la poétesse Caroline Sagot Duvauroux, qui fait partie des organisateurs du salon. Je croise aussi Antoine Emaz à qui je n'ose pas confier mon admiration pour son Cambouis parce que je n'ai pas encore lu sa poésie qui est le vrai coeur de son oeuvre, mais je remarque son corps d'écrivain, cette façon de bouger propre à un auteur et à nul autre auteur. Immense joie de retrouver Valérie Rouzeau, toujours aussi rayonnante de mots, toujours aussi courageuse. Mais hélas, Philippe Rahmy, invité, avait dû renoncer pour raisons de santé.

Le 1er mai à 17h, tous les auteurs participants au salon, assis côte à côte, ont lu successivement cinq minutes pour présenter leur travail, puis à 21h : trente minutes de lecture pour Fabienne Raphoz, Nicolas Pesquès, Emmanuelle, et moi (elle a lu l'intégralité de son Guide automatique, moi plusieurs chapitres de Je suis une surprise et un court passage de mon Homme pacifique). Le 2 au matin, superbe lecture par Patrick Beurard-Valdoye de la scène du bombardement de Hanovre contenue dans son Narré des îles Schwitters (Ed. Al Dante).

Nous n'avons hélas pas pu rester le deuxième soir et j'ai donc manqué les lectures longues de Valérie Rouzeau et d'Antoine Emaz, dommage, ce sera pour une autre fois.

La Tour de Crest, plus haut donjon de France (52 mètres), mérite la petite ascension qui permet de parvenir jusqu'au pied de ses immenses murs.

vendredi 24 avril 2009

Ma bibliothèque privée, c'est ma liberté

J'ai le droit de lire les livres que je veux, et plus encore j'ai le droit de posséder dans ma bibliothèque privée les livres que je veux.

Nous ne sommes plus sous l'Ancien Régime, personne ne peut m'interdire la détention privée de textes imprimés dont j'estime que la lecture m'est nécessaire. Ma bibliothèque privée, c'est ma liberté.

Je signe donc la pétition de la Maison des écrivains intitulée Je déballe ma bibliothèque :

Texte de la pétition :

"Nos bibliothèques sont toutes pleines à craquer de livres subversifs. De ceux là, nous vient l’inspiration. De ceux-là, nous apprenons à penser. De ceux-là, nous apprenons à douter. Mais aussi à croire. De ceux-là, nous apprenons à lire le monde, à le délier aussi. A ceux-là, nous tenons, tant ils nous tiennent en vie. Ces livres que nous lisons, que nous aimons sont tous, par essence, dans le fond comme dans la forme – par le rapport qu’ils entretiennent à la langue, enracinée dans le vivant –, subversifs.
Ainsi, pour dénoncer le délit de lecture dont est accusé Julien Coupat, nous entendons ouvertement déballer nos bibliothèques, à l’instar de Walter Benjamin."

A noter aussi la tribune de François Gèze (Éditions La Découverte) parue dans la presse : De l'affaire Coupat à l'affaire Hazan ? , texte signé notamment par Laurent Beccaria (Les Arènes), Olivier Bétourné (Albin Michel), Teresa Cremisi (Flammarion), Françoise Nyssen (Actes Sud), Paul Otchakovsky-Laurens (P.O.L.), Yves Pagès (Verticales), Éric Vigne (Gallimard).

mardi 21 avril 2009

Bordeaux, le 28 avril : lecture à la librairie Olympique

Avis à celles et ceux qui seront du côté de Bordeaux ce soir-là :

Comme spécifié sur le flyer, l'insupportable égocentrique auteur de Je suis une surprise fera une lecture d'extraits de son livre le 28 avril à 19h à la librairie Olympique (23 rue Rode, quartier des Chartrons). Venez nombreux...

samedi 18 avril 2009

Lenteur

Certains auteurs sont capables d'écrire un livre par an tout en occupant un travail salarié à plein temps; moi, je n'ai pas de deuxième métier et malgré tout je n'arrive pas à écrire à la moitié de cette vitesse.

En ce moment, c'est encore pire : je ne progresse que de quelques mots chaque matin. J'avance pour ainsi dire à reculons. Mon rythme d'écriture est de plus en plus affligeant. Maintenant, pour un livre publié j'en écris trois. Je mets un an à produire un premier jet que je réécris ensuite depuis zéro avant de revenir finalement au premier état. J'écris avec une scandaleuse lenteur.

Cette longueur de temps, ces 22 années exclusivement passées à écrire avant de publier mon (mes) premier(s) roman(s), participe sans doute du choix des sujets et des histoires racontées, des livres écrits. C'est le texte qui aura résisté au temps qui sera publié. Je suis lent. Mais je suis déterminé.

jeudi 9 avril 2009

Disparition de Henri Meschonnic

Disparition à l'âge de 76 ans du poète Henri Meschonnic. Il était notamment un traducteur particulièrement innovant de la Bible (plusieurs volumes, aux Ed. Gallimard et Ed. Desclée de Brouwer). Voir le billet de Lignes de fuite.

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