CE MÉTIER DE DORMIR

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jeudi 23 juin 2016

Prix Henri de Régnier 2016 pour "Une jeunesse de Blaise Pascal"

Surprise et joie d'apprendre qu'Une jeunesse de Blaise Pascal (Gallimard) reçoit le Prix Henri de Régnier de l'Académie Française 2016.

C'est la première fois qu'un de mes livres est si bien accueilli par les lecteurs, les libraires, la critique littéraire, et les jurés de prix, et ça fait vraiment plaisir.

(Photo prise à la librairie Le Passeur, Bordeaux)

 

jeudi 14 janvier 2016

Parution d' "Une jeunesse de Blaise Pascal" (Ed. Gallimard)

Mise en vente aujourd'hui d'Une jeunesse de Blaise Pascal, Éditions Gallimard, collection L'Infini, 96 pages, 12 €.

C'est un roman, comme mes quatre précédents livres dans la collection L'infini, mais cette fois non plus inspiré de faits que j'ai vus ou entendus, mais de faits historiques, avec plusieurs scènes que j'ai donc dû souvent purement et simplement inventer. Ce roman raconte une partie de la vie du mathématicien et philosophe français Blaise Pascal (1623-1662), depuis l'âge de 12 ans jusqu'à l'âge de 31 ans, les années d'avant l'écriture et d'avant la révélation mystique, pour aller vite : les années mathématiques et athées de Pascal.

C'est un texte sans doute assez étrange, mais aussi peut-être le premier dont je sois presque satisfait. Bien sûr, la plupart des éléments historiques, scientifiques et philosophiques contenus dans ce roman, bien que le plus proches possible de la réalité, sont peut-être parfois erronés, mais ce qui compte avant tout c'est le romanesque et l'émotion du texte, la seule vérité c'est le langage.

La quatrième de couverture :

« Il regarde la grande roue tourner et donner un sens à l'eau, il a la bizarre sensation qu'il est lui-même devenu à la fois la roue et l'eau, comme le fruit d'une inéluctable union, il est en même temps l'artisan et l'outil. Parce que ses questions sont immenses et que toujours il voudra découvrir le lieu où vont se cacher les morts, ses découvertes elles aussi sont devenues immenses. »

 

vendredi 1 janvier 2016

Bonne année 2016

Meilleurs vœux à tous !

Je vous souhaite une grande année, tout ce que vous souhaitez et davantage encore, dix mille surprises et dix mille lectures. Bonne année 2016 !

 

dimanche 1 novembre 2015

Jérusalem, journal de résidence (extrait)

Ma résidence de deux mois à Jérusalem vient de se terminer.

Ça a été extraordinaire de découvrir pour la première fois Israël et Jérusalem, un grand merci à l'équipe de l'Institut Français Centre Romain Gary, aux personnes du Consulat Général, aux professeurs du Lycée Français de Jérusalem, à la libraire française Vice-Versa, à mes nouveaux amis israéliens, sans oublier les pères dominicains de l'École Biblique et Archéologique Française qui m'ont accueilli, hébergé et nourri en discutions érudites, archéologiques, historiques et théologiques.

Voici un court extrait de mon journal de résidence :

"06.IX.2015

Marche jusqu'à l'hôtel King David. Sur le chemin, je suis abordé par un israélien qui me demande sa route en hébreu. Surprise. Je lui réponds "Sorry, I'm french", il sourit en comprenant. Ballade dans le petit jardin derrière le King David. En sortant du jardin, une femme qui est au téléphone s'approche et me pose une question en hébreu, probablement à propos du jardin car elle le désigne du doigt. Même réponse, elle rit, s'excuse. On me prend pour un local, ça ne m'était encore jamais arrivé à l'étranger, sauf à Venise. Marche ensuite vers le sud de la ville puis remontée le long des grandes avenues modernes, Keren HaYesod puis Gershon Agron jusqu'à Mamilla. Enfin, je fais le tour de la vieille ville le long des murailles côté Tour de David et je passe par la porte de Sion. Je descends presque jusqu'à la porte des Immondices puis j'oblique à gauche et j'entre dans le quartier juif, très beau, très lumineux. Je traverse par le souk et ressors de la vieille ville par la porte de Damas.

Au dîner, Emile P. raconte un repas qui a eu lieu ici-même, dans le réfectoire où nous mangeons, il y a une trentaine d'années, et où il était entouré de Jean B. et Samuel N. K., qui se connaissaient bien et s'estimaient, les deux sommités mondiales de la recherche sumérienne en compagnie du déjà spécialiste mondial de Qumran. P. ajoute qu'il était très ami avec B. et sa femme et qu'à chacun de ses passages en France ils le recevaient chez eux, et c'était toujours B. qui faisait la cuisine car c'était un grand cuisinier.

Couché tôt, cris et klaxons dans la rue, rugissement des motos sur le boulevard qui longe le tramway, sirènes lancinantes des ambulances au loin."

(Photo : la vue sur Jérusalem depuis le Musée de la Tour de David)

 

mercredi 21 octobre 2015

Jérusalem, Aharon Appelfeld à l'Institut Français

Aharon Appelfeld était hier soir à l'Institut Français (Centre Romain Gary) de Jérusalem, en compagnie de sa traductrice française Valérie Zenatti.

La salle de la médiathèque de l'Institut Française était pleine, une centaine de personnes, et ça été une exceptionnelle rencontre et un très beau dialogue entre Aharon Appelfeld, parlant très bas, avec une grande douceur, et Valérie Zenatti qui faisait la traduction. Il a surtout été question de son dernier roman, Les Partisans (Ed. de l'Olivier) et de la lecture philosophique voire métaphysique qu'en faisait son auteur. À la fin de la rencontre, interrogé sur sa foi par une personne du public, Aharon Appelfeld a esquivé la question et répondu seulement en souriant : "Je suis en chemin."

J'ai pris quelques notes rapides au vol. L'auteur d'Histoire d'une vie a notamment dit que même s'il n'a jamais appris le français, il se souvient que quand il était enfant ses parents parlaient français couramment et qu'il lui reste aujourd'hui "un souvenir, une sensation : la façon dont mes parents parlaient le français".

Il a expliqué aussi : "Pendant la guerre, il n'y avait pas que la souffrance physique, il y avait aussi une souffrance spirituelle. (...) On a dit que la Shoah était une destruction, mais il y a eu aussi ensuite mise en place d'une renaissance spirituelle qu'on ne mesure pas assez. Les Hommes ont commencé à se poser la question 'Qui suis-je ? qui étaient mes parents et mes grands-parents?'. Ils se sont demandés : 'À quel point suis-je lié à mes parents ou à quel point suis-je loin d'eux ?' (...) La maison évoquée à la fin du roman ? c'est la maison éternelle : les parents et les grands-parents, qu'ils soient là ou absents. Les parents et les grands-parents sont ce qui donne du sens et de la spiritualité à nos vies."

 

dimanche 18 octobre 2015

La vie à Jérusalem

Après un mois et demi à Jérusalem, je découvre progressivement les endroits de la ville où j'aime aller.

J'aime bien sûr le Kotel et toute la partie juive de la vielle ville, si calme, si belle, avec ses sinueuses ruelles d'arcades, labyrinthe immaculé, ainsi que les parties arménienne, orthodoxe et chrétienne, colorées, aérées, pacifiques et discrètes. Et surtout la partie ouest de Jérusalem, Yaffo tout le long du tramway (le même modèle qu'à Bordeaux), le marché de Mahane Yehuda et son quartier, l'ancienne gare ottomane et Emek Refaïm, et également Mea Scharim, le quartier des "haredim" (ultra-orthodoxes).

Jérusalem est une des villes les plus exaltées dans lesquelles j'ai jamais résidé et dans le même temps une des plus conviviales (tutoiement rapide) et enthousiastes, une ville versatile, fébrile (la conduite au klaxon) puis soudain apaisée, une métropole où les passants marchent lentement, une ville libre et tolérante (mais si), tout cela à la fois, avec en outre une météo de rêve à l'automne (25° à 30°c).

Certes, il y a ici un peu trop de religions pour moi, mais finalement chacun vit au fond de lui-même la religion comme il le souhaite, et, en ce qui me concerne, sans religion je me demande bien comment je parviendrais à commettre des péchés (sans péchés pas d'Art, sans Art pas de libération).

NB : une petite interview accordée au site IsraPresse dans laquelle j'évoque aussi la vague d'attentats qui frappe actuellement la ville : "L'écrivain MP découvre Jérusalem".

 

mardi 22 septembre 2015

Correction d'épreuves à Jérusalem

Je suis en train de corriger les épreuves d'Une jeunesse de Blaise Pascal, à paraître en janvier 2016 chez Gallimard.

Le paradoxe veut que je fasse l'ultime relecture de ce livre très "nietzchéen" pendant que je séjourne à Jérusalem, ville très religieuse, et j'y vois un excellent signe. Les lieux m'éclairent dans le seul sens qui vaille pour un écrivain : l'expérience permanente du langage et donc de la lecture.

Une jeunesse de Blaise Pascal paraîtra à nouveau dans la collection L'Infini de Philippe Sollers, c'est mon cinquième, et un livre qui je crois reste dans le ton des quatre précédents, toujours concis et dramatique, mais plus fictionnel et encore plus hérétique. Le texte de la quatrième de couverture devrait apparaître d'ici peu sur le site de Gallimard.

 

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