CE MÉTIER DE DORMIR

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mardi 10 août 2010

Sortie du livre numérique "Le moteur à os" (Ed. Publie.net)

Sortie en livre numérique de mon recueil de récits Le moteur à os (Ed. Publie.net, 107 p., 5,99 € le fichier PDF ou ePub).

Plusieurs de ces textes, dont celui donnant le titre au livre, ont été publiés tout d'abord dans la revue L'Infini en 2007. Ce livre est important pour moi, c'est un des chaînons manquants entre mon premier livre, Le métier de dormir (Ed. Confluences, 2005) et le suivant, Je suis une surprise (Ed. Atelier In8, 2009).

 

mercredi 4 août 2010

Un grand malheur nous menace (à propos de Contre l'Être Suprême)

Quand je regarde les actualités de ces premiers jours d'août, j'ai envie de plonger dans ma bibliothèque et ouvrir, par exemple, ce texte rare de Sade : Contre l'Être Suprême (Ed. Quai Voltaire, 1989).

C'est un livre très étrange, publié il y a 21 ans, pour le bicentenaire de la Révolution française. C'est un inédit de Sade, une lettre "confiée par Apollinaire à Maurice Heine, puis, par ce dernier, à Gilbert Lely" (*). Un texte donc exceptionnel, et une prose de toute beauté. La page de faux-titre précise : "Cent-vingt exemplaires numérotés publiés à Londres, aux dépens de la Compagnie. Pour la France : Quai Voltaire." Il faut relire ce livre, et remercier son auteur, quel qu'il soit... (**)

Extraits :

"Un grand malheur nous menace, mon cher Cardinal, j'en suis encore étourdi. (...)

"Me croirez-vous si je vous dis que l'évangile secret de la nouvelle religion que j'espère encore impossible (mais nous y allons à grands pas) peut se résumer ainsi : « Tu haïras ton prochain comme toi-même ? » " (...)

"Qu'en dit votre Casanova ? L'avez-vous revu ? N'écrit-il pas ses Mémoires ? Les vôtres avancent-ils ? Écrivez, écrivez, il faut que le témoignage de la raison se fasse entendre auprès des siècles futurs." (...)

"En somme, l'Être Suprême veut sélectionner ses corps et les prendre, pour ainsi dire, à la base. C'est une expérience de tri." (...)

"La débilitation, partout et toujours, prépare le dogme; la sauvagerie sans émotion en sera le ciment nouveau."

(*) Même si les rigoureux bibliothécaires de la BNF ne se laisseront hélas pas mystifier, comme le montre leur notice.
(**) Google vous en dira plus sur le véritable auteur de ce texte, et aussi comment vous procurer ce livre, reparu depuis en édition de poche.

 

vendredi 30 juillet 2010

Épreuves matinales

Correction des "épreuves" du Moteur à os, livre numérique à paraître, reçues aux aurores par mail en PDF, mais que j'imprime en hommage au papier sur lequel les récits de ce livre furent écrits pour la première fois, il y a des années.

Plongée matinale, donc, dans le travail ultime de l'écrivain : la relecture du texte final. Très peu de choses à retoucher, ces récits semblent avoir tenu le choc avec les années, leur caractère bizarre s'étant même accentué. C'est vraiment un autre monde, un univers totalement différent de celui des romans, c'est comme l'envers de la réalité, un pur songe, et je me dis que les frontières entre le rêve et la réalité sont aussi minces que celles existant entre le vécu et la fiction. Mise en ligne du livre chez Publie.net d'ici une quinzaine de jours.

 

mercredi 28 juillet 2010

Stendhal (chronique de juillet)

Puisque nous voyageons dans le "Midi" (mot magnifique), emportons avec nous un vrai guide : le Voyage dans le midi de la France * de Stendhal (Ed. François Bourin, 256 p., 18 € **), c'est la chronique de juillet.

(* Voir la version numérique gratuite du texte sur Gallica)
(** Voir la présentation du livre papier sur le site de l'éditeur)

 

vendredi 16 juillet 2010

La Baule, Stéphane Audeguy et Pierre Senges au festival Écrivains en bord de mer

Autre écrivain qui m'a impressionné lors d'Écrivains en bord de mer : Stéphane Audeguy, l'auteur notamment de La théorie des nuages , Fils unique, Nous autres (Ed. Gallimard).

L'homme est étonnant : une assurance absolue, une acuité maximale, une puissance tranquille façon boxeur poids lourd. Il a parlé de technique, d'architecture, de bibliothèques, de villes, Rome où il était pensionnaire de la Villa Médicis, ou Dubaï où il a été faire un reportage ("Dubaï est une ville faite sur du vent", "Ces gens n'ont pas de pétrole mais ils ont des idées"). J'ai noté sur mon calepin, quelques unes de ses digressions. Il a dit par exemple : "J'ai écrit un roman dans les interstices de Rousseau, mais tout le monde écrit des romans dans les interstices de quelqu'un d'autre", "La question de la technique est constitutive de notre époque, on ne peut pas écrire sans évoquer cette question (...) La technique est arrivée à un tel stade de développement qu'elle défie la description", "La bibliothèque, c'est une caméra au sens propre, une chambre", "La littérature qui m'intéresse est une littérature qui fait signe vers des dehors inhumains", "Ce qui m'intéresse, ce n'est pas les livres, c'est ce qui excède les livres".

Stéphane Audeguy participait à un échange, vraiment passionnant, avec Pierre Senges, auteur notamment de La réfutation majeure et d'Études de silhouettes (Ed. Verticales).

Pierre Senges a insisté sur la chute. Il a parlé de son admiration pour Kafka et a présenté ses Études de silhouettes comme des exercices d'écriture, des croquis, faits "dans une approche ni trop respectueuse, ni trop ironique" de Kafka. Il a dit aussi qu'au milieu de tous les objets courants qui nécessitent des modes d'emploi, qui fonctionnent mal, qui tombent en panne, "les livres (réussis) sont les seuls objets qui vous considèrent, pendant les deux heures de la lecture, avec un immense respect".

N.B. : À propos d'Écrivains en bord de mer, lire sur Remue.net l'excellent compte-rendu détaillé de Guénaël Boutouillet qui a pu assister à toutes les rencontres (ce qui n'était pas mon cas).

 

La Baule, Maylis de Kerangal au festival Écrivains en bord de mer

De passage à La Baule, j'ai assisté à la lecture de Maylis de Kerangal lors du festival Écrivains en bord de mer.

C'était vraiment une superbe lecture, j'ai été impressionné, la salle aussi je crois. Maylis de Kerangal a lu la première partie de son roman Corniche Kennedy (Ed. Verticales). Suivait la projection d'un documentaire sur les plongeurs d'Acapulco, mais il a semblé bien fade en comparaison des mots de la fiction.

 

mardi 6 juillet 2010

La vie d'Hunter Thompson (à propos de Hunter S. Thompson, journaliste & hors-la-loi)

Je suis plongé dans la lecture de Hunter S. Thompson, Journaliste & hors-la-loi (Ed. Tristram, 488 p., 24 €), de William McKeen.

C'est excellent, on a la sensation de coller à la vie d'Hunter Thompson, le légendaire inventeur du journalisme "gonzo" et auteur de Hell's Angels et Fear and Loathing in Las Vegas (en français Las Vegas Parano). Le livre à mettre impérativement dans la valise pour les vacances.

Extrait :

"La rencontre eut lieu au De Pau Hotel Bar, près des quais, le 26 mars, vers minuit. Hunter se présenta : "Écoutez, les gars, vous ne me connaissez pas, je ne vous connais pas. J'ai entendu des trucs moches sur vous. Est-ce que c'est vrai ?" En dépit de sa veste de sport et de ses chaussures à embout (car il s'efforçait toujours de jouer le rôle d'un respectable journaliste Dow Jones), les Angels apprécièrent que quelqu'un ait les couilles de venir leur parler; c'était nouveau.

Des libations massives les amenèrent au même niveau. "Ils ont été un peu réservés au début, dira Hunter, mais après 50 ou 60 bières, nous avons pour ainsi dire trouvé un terrain commun. Les cinglés se reconnaissent toujours entre eux."

 

mardi 29 juin 2010

Paris, Philippe Sollers au Collège des Bernardins

J'étais à la conférence que donnait Philippe Sollers au Collège des Bernardins, dans le 5e arrondissement, sur le thème "Enfance et jeunesse d'un écrivain français". Ça a été un grand moment.


La présentation était faite par Julia Kristeva et le débat animé par Antoine Guggenheim. Forte affluence, le grand amphithéâtre était plein. Il n'y avait pas moins de six équipes vidéo différentes pour enregistrer la soirée, et dans l'assistance de multiples auteurs et journalistes connus. Une grande carte ancienne représentant une ville traversée par un fleuve et marquée BORDEAVX était projetée derrière la scène.

Présentation belle et puissante de Julia Kristeva qui a parlé de leur couple en disant notamment : "Cette cohabitation de nos deux étrangetés continue à défier le temps parce que ça s'écrit". Grande énergie de Philippe Sollers qui a fait de superbes lectures des passages d'Un vrai roman qui lui semblaient les plus significatifs.

Durant sa conférence, Sollers a insisté sur la guerre d'Algérie et sur Vichy, les deux grands tabous de l'histoire française. Il a aussi évoqué le caractère puritain du reproche "too french" que lui font les américains (on ne reproche ça qu'aux français, jamais on ne dit 'trop américain' ou 'trop chinois'). Et aussi : une anecdote sur Lacan qui, ayant envoyé un mot pour "Julia Sollers", se voit répondre par l'écrivain bordelais que cette personne n'existe pas, pas plus que le "Monsieur Kristeva" à qui veulent s'adresser les étudiantes américaines. Philippe Sollers s'est aussi lancé dans une longue et très drôle énumération des messages personnels codés diffusés sur Radio Londres pendant l'occupation allemande. Enfin, pour achever la conférence, il a lu le texte de Maître Eckhart qu'il avait récité à l'enterrement de son père.

J'ai noté quelques passages dans mon calepin. Par exemple : "Une des expériences les plus fondamentales de ma vie a été l'écoute de Radio Londres : c'est ça qui m'a donné l'idée de la poésie" ou : "L'Angleterre, dans ma famille c'était très important, on disait 'les anglais ont toujours raison'" ou : "Bordeaux est un port. Il y a toujours une différence entre les personnes continentales et les personnes sensibles aux ports : Bordeaux, Venise, Barcelone" et aussi : "Bordeaux, pays paradisiaque."

 

samedi 26 juin 2010

En plein travail

J'ai entendu dire que les vacances commençaient, je ne m'étais même pas rendu compte que juillet était presque là; les écrivains ne prennent jamais de congés.

Je suis en plein travail, autour d'une nouvelle idée, avec une histoire qui j'espère se révélera fortement "pautrélienne". C'est encore secret mais la photo ci-dessus est un indice. Si tout va bien, un jour ce texte sera un livre. Sinon, hé bien tant pis, les pages griffonnées rejoindront le tiroir des inédits, qui sera bientôt une armoire, et même tout un cagibi, une grande pièce, une maison entière remplie du sol au plafond de manuscrits jamais publiés.

 

vendredi 25 juin 2010

Je suis mon propre agent littéraire

Je rebondis sur la très intéressante étude du MOTif à propos des agents littéraires, au sujet de laquelle François Bon a d'ailleurs fait un excellent billet.

Je n'ai pas d'agent littéraire et je ne songe pas à en prendre un. Pourquoi ? d'abord parce que je préfère gérer mes affaires tout seul. Je ne fais confiance à personne d'autre que moi pour défendre mes intérêts. Je plie moi-même mon parachute.

Ensuite, je n'ai pas envie d'amputer mes maigres revenus d'auteurs d'une part à verser à un agent (on parle de 10 %). La tendance générale est à la diminution du nombre des intermédiaires, et les auteurs ont aujourd'hui la chance de pouvoir prendre en main directement de plus en plus de choses (à commencer par leur site web), ce n'est pas pour ajouter un agent entre soi et l'éditeur.

Enfin, et c'est un élément important, mes relations avec mon éditeur-editor (la personne qui lit mes manuscrits) et mon éditeur-publisher (la maison d'édition qui publie mes livres) sont sans nuage. Je me trouve bien, et plus que bien, chez mon éditeur : les contrats contiennent des clauses qui me conviennent (*), mes livres sont bien défendus et bien vendus, les lecteurs et les institutions culturelles respectent le nom de cet éditeur et prêtent attention à mon travail.

Bref, tout cela pour dire que je suis mon propre agent littéraire.

(*) concernant la fameuse clause souhaitée par François Bon et qui limiterait les droits cédés à 10 ans, pourquoi pas, mais personnellement ça ne me gêne pas de donner à mon éditeur les droits jusqu'à 70 ans après ma mort, dans la mesure où cela ne concerne qu'un seul livre tous les un ou deux ans. Je veux dire que je ne vends à mon éditeur papier qu'une petite partie de mon travail, tout le reste m'appartient : 60% de ce que j'écris, je le donne gratuitement sur mon site web (carnet d'écriture, textes en revues, manuscrits refusés).

 

vendredi 18 juin 2010

Chateaubriand (chronique de juin)

On traverse les Alpes et on part suivre Chateaubriand dans son Voyage en Italie * (Ed. Nous **) pour la chronique du mois de juin.

(* Voir la version numérique gratuite du texte sur Wikisource)
(** Voir la présentation du livre papier sur le site de l'éditeur)

 

dimanche 6 juin 2010

À la Villa Marguerite Yourcenar, dans le Nord, pour le festival Par Monts et par Mots

Trois jours passés au festival Par Monts et par Mots à la Villa Marguerite Yourcenar, dans le Nord, à Saint-Jans-Cappel, près de Bailleul.

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La Villa annonçait les lauréats 2011 à sa résidence d'écrivain, dont j'ai la joie d'être, aux cotés de Gabriela Adamesteanu, Patrick Autréaux, Joël Bastard, Kazimierz Brakoniecki, Juhyun Choi, Amina Danton, Olivier Grojnowski, Eddy L. Harris, Florina Ilis, Rouja Lazarova, Arezki Mellal, Myriam Montoya, Lorette Nobécourt, et Patrick Ourednik. Très grand plaisir de faire la connaissance de ces nouveaux écrivains dont je connaissais déjà quelques uns de nom, et hâte de les lire, et les retrouver pour certains d'entre eux en résidence l'année prochaine.

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Durant ce festival, de nombreuses tables-rondes où nous avons notamment pu écouter l'éditrice Sabine Wespieser, très émouvante lorsqu'elle a parlé de Nuala O'Faolain, ou Susie Morgenstern, auteur fascinante de livres jeunesse.

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Et aussi, une rencontre personnelle avec quelqu'un dont j'admire le travail depuis longtemps : le photographe Louis Monier, qui a saisi le visage et le corps de tous les grands écrivains de la seconde partie du XXe siècle et dont se tient à Bailleul une exposition de portraits de femmes auteurs (dont Anaïs Nin, Yourcenar, ou Duras).

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Enfin, coup de coeur redoublé pour le Nord, ses ciels, ses maisons néo-flamandes et surtout l'immense gentillesse de tous les gens d'ici dont je comprends maintenant qu'elle soit devenue proverbiale. J'ai une grande hâte de faire cette résidence, d'écrire ici, sous le regard distancié de Marguerite Yourcenar, dans cette villa qu'elle a habité, avec tout autour son immense parc classé espace naturel sensible et dont l'entrée est filtrée par des gardes forestiers.

 

vendredi 28 mai 2010

Paris, Chloé Delaume aux Cahiers de Colette

De passage à Paris, j'ai été écouter Chloé Delaume qui était à la librairie Les Cahiers de Colette dans le cadre de la manifestation À vous de Lire.

Chloé a lu notamment des textes de Christine Angot, Pierre Guyotat, Lydie Salvayre, Jean-Jacques Schuhl, en présence de certains des auteurs. Magnifique lecture des premières pages de Vu du ciel de Christine Angot et conclusion de la soirée tout aussi incroyable avec le Cahier d'Ivry d'Antonin Artaud. Un moment d'exception, vraiment.

 

mercredi 19 mai 2010

Voltaire (chronique de mai)

Vient de paraître une nouvelle édition du célèbre Dictionnaire philosophique de Voltaire * (Ed. Flammarion, GF **) et c'est l'occasion d'y consacrer une petite chronique.

(* Voir la version numérique libre et gratuite du texte de 1765 sur Wikisource)
(** Voir la version numérique verrouillée GF vendue sur le site Immateriel)

(Photo : buste de Voltaire au musée du Louvre).

 

vendredi 7 mai 2010

À Arcachon pour parler des Lumières du Sud-Ouest

Quelques heures passées à Arcachon, à l'invitation d'Anne Giraudeau et François Boyer de la Librairie Générale.

Comme toujours, temps magnifique sur le Bassin alors qu'à Bordeaux le ciel était gris. J'ai retrouvé là mes collègues Jean-Luc Coudray, Bruno Tessarech et Jean-Michel Valençon (Olivier Mony devait aussi être là mais il a été empêché), pour parler de l'ouvrage collectif Lumières du Sud-Ouest (Ed. Le Festin). Nous avons lu nos textes respectifs et évoqué Bordeaux et le Bassin. Très agréable rencontre, avec notamment à la fin une discussion hors sujet mais mémorable autour de Jean-Michel Valençon, neuropsychiatre, à propos de Céline et la médecine, et ce qu'un praticien devine de Céline à la lecture du Voyage au bout de la nuit.

 

mardi 20 avril 2010

Lewis Carroll (chronique d'avril)

La chronique de nouveauté du mois d'avril est consacrée aux Aventures d'Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll (Ed. Gallimard, Folio *).

(* Voir la présentation du livre sur le site de l'éditeur)

 

dimanche 11 avril 2010

Bordeaux, Pierre Autin-Grenier à l'Escale du livre

Passage de Pierre Autin-Grenier à l'Escale du livre de Bordeaux, venu présenter son dernier ouvrage, C'est tous les jours comme ça (Ed. Finitude, 160 p., 15 €).

"P.A.G" a parlé de son travail lors d'une rencontre avec les lecteurs. Notes prises au vol : "Quand j'écris, c'est à peu près le seul moment où je suis presque sérieux." Influences ? Richard Brautigan (celui de La vengeance de la pelouse ou de Tokyo-Montana express) plus que Kafka. Concernant sa dénonciation du politiquement correct, il a précisé : "J'adore l'incorrect". Sur le genre de sa littérature : "On a d'abord dit que j'étais un poète, puis on a dit ensuite que j'étais un nouvelliste, maintenant on dit que je suis indéfinissable".

Sur son utilisation continue du dictionnaire (le Robert) : "Je travaille beaucoup avec le dictionnaire, je cherche beaucoup les mots, des mots très simples, par exemple je cherche le mot 'oeil' et je trouve dans la définition des exemples, des citations, qui m'emmènent vers autre chose, ou je trouve un synonyme qui va mieux en rythme".

L'auteur de L'éternité est inutile a expliqué aussi : "J'ai deux sortes de lecteurs, ceux qui me disent : 'Je me suis tordu de rire, c'est vraiment très drôle', et ceux qui me disent au contraire : 'C'est trop noir'. Pour moi, le lecteur idéal est au milieu."

 

samedi 10 avril 2010

Mode d'emploi du temps

Pour l'information des sociologues, amateurs et curieux, voici mon emploi du temps quotidien :

  • 7 h : réveil, douche, petit déjeuner avec écoute de la radio (chroniques politiques).
  • 8 h 30 : mails, web, actualités, RSS, Facebook, etc.
  • 9 h : écriture.
  • 13 h : déjeuner rapide.
  • 14 h : bureau de poste, supermarché, intendance, rendez-vous en ville.
  • 17 h : lecture.
  • 19 h : dîner.
  • 20 h 30 : télévision (vingt minutes du début de n'importe quel film).
  • 21 h : écriture du carnet.
  • 23 h : sommeil.
Mode d'emploi temporel valable tous les jours week-end compris, hormis rares exceptions (voyages).
 
 

samedi 3 avril 2010

Signature le 10 avril à l'Escale du livre (Bordeaux)

Pour information : je ferai une signature de mes livres L'homme pacifique et Je suis une surprise lors de l'Escale du livre de Bordeaux.

Ça se passera le samedi 10 avril à partir de 15h sur le stand de la librairie Olympique (stand L23), à l'invitation de Jean-Paul Brussac.

 

samedi 20 mars 2010

Victor Hugo (chronique de mars)

La chronique de mars est en ligne, elle est consacrée à la superbe Histoire d'un crime, de Victor Hugo (Ed. La fabrique *) racontant heure par heure le coup d'État du 2 décembre 1851.

(* Voir la présentation du livre sur le site de l'éditeur)

 

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